LA UNE panorama 20 avril 2020 (0) (570)

Cameroun > Complexe d’Olembé : Les révélations fracassantes de l’intérieur des travaux

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Rodolphe Moebius, vous avez été délégué par la société Piccini pour laquelle vous travaillez de suivre le Projet du Complexe Sportif d’Olembé. Nous avons consulté votre CV qui est impressionnant. Vous avez réalisé des grands chantiers dans le monde et je vois un chantier de plus d’un milliard de dollars réalisé en 18 mois à Riadh en Arabie Saoudite.

En effet, je suis un vieux du métier et j’ai travaillé dans beaucoup de pays en portant à terme beaucoup de projets importants dans les délais contractuels. Si le Président de Piccini a décidé de m’envoyer au Cameroun c’est parce qu’il estimait que le projet était important et qu’il était nécessaire de résoudre toutes les problématiques et les incompréhensions qui ont abouti à la résiliation de notre contrat. L’objectif étant celui d’une reprise des activités qui nous permettrait de livrer ce chantier dans les meilleures conditions. Nous le devons au Gouvernement Camerounais qui nous a fait confiance, au peuple camerounais et à l’Etat Italien qui a garanti et mis à disposition le financement pour réaliser ce Complexe. Vous verrez qu’une une fois terminé, il représentera une fierté pour le Cameroun et l’Afrique.

Vous avez toujours affirmé que les raisons de la rupture de votre contrat étaient abusives surtout en considération des efforts énormes que Piccini avait consenti à faire pour récupérer les délais initiaux.

Nous ne voulons pas revenir là-dessus car ensuite nous avons eu l’occasion de nous expliquer et nous avons constaté qu’il y a eu un gros problème de communication et des malentendus qui nous ont créés des problèmes avec le Maitre d’Ouvrage. Mais naturellement, j’ai pu vérifier par la suite que ces malentendus étaient entretenus par des personnes et notamment un employé infidèle. Ce Benoit Fabre qui connaissait le Frank Mathière de Magil avec qui il a comploté pour discréditer notre société et pour proposer une reprise de notre chantier qui était en phase de finition.

Ce personnage louche a été par la suite engagé par Magil et chargé d’essayer d’embaucher le personnel de Piccini avec des promesses de salaires exorbitants. En 40 ans de carrière je n’ai jamais rencontré des gens aussi peu professionnels et malhonnêtes. Ce qu’ils ont fait ensuite relève du code pénal.

Vous pouvez vous expliquer mieux ?

Après avoir trompé les autorités en donnant des assurances et des garanties qu’ils n’étaient pas en mesure de tenir, ils ont passé leur temps à faire des actes de vandalisme et de sabotage au lieu de faire avancer les travaux comme ils avaient promis de faire. Ils ont commencé à détruire l’aire de jeux que nous avions presque terminée au moment de la résiliation de notre contrat. Ils ont trouvé le prétexte que les tuyaux de drainage n’étaient pas au bon diamètre alors que l’ensemble avait été réceptionné par le bureau de contrôle et que le PV avait été contresigné auprès du Ministre des Sports et moi-même. En réalité leur objectif, comme j’ai eu confirmation par ses équipes mêmes, était celui de discréditer le travail fait avant eux et celui de gagner du temps. Il nous a même été confirmé que le système d’arrosage, contrairement aux prétentions de Magil, n’a pas été installé et que le terrain a été couvert seulement pour faire croire qu’il avait été terminé. N’existant plus de société de contrôle sur le chantier depuis leur reprise, Magil fait semblant de travailler sans aucune supervision.

De plus, leur personnel nous informe qu’ils sabotent les installations électriques définitives allant jusqu’à ordonner de couper les câbles électriques et les fibres optiques sans se soucier des dommages ainsi créés à l’Etat du Cameroun.

Ils sont arrivés à demander aux autorités de nous empêcher d’avoir accès à notre site, contrairement au code des Marchés Publics camerounais. Ce qui leur a permis de piller et voler carrément notre matériel. En plus du matériel qui nous appartient, ils ont transféré à Douala plusieurs containers remplis d’équipements et de matériel pour leur chantier de Bepanda à Douala. Ce matériel devait servir à terminer le chantier et est objet du financement de l’Etat italien pour Olembé.

Naturellement nous avons informé les autorités de ses vols et nous avons déposé plainte pour vol auprès des tribunaux de Yaoundé.

Et du point de vue des travaux, nos journalistes ont observé qu’il n’y a pas eu de réel avancement. Quelle est la situation réelle ?

En 4 mois et demi, il n’y a pas eu d’avancement visible. Tous les professionnels qui ont visité le site vous diront que rien n’a été fait de substantiel et notamment sur le stade principal. Non seulement Magil n’a pas les compétences techniques pour terminer les travaux, il n’a pas également les moyens matériels et financiers pour respecter les engagements qu’ils ont pris avec l’Etat du Cameroun.

Nous avons vu que Razel leur donne un coup de main

Effectivement Razel coule pour Magil du béton pour les fondations des mats d’éclairage des stades annexes. C’est la seule activité visible sur le chantier.

Nous avons vu beaucoup d’informations relayées par Magil ces derniers jours qui parlent d’avancement significatif, de 1000 personnes sur le chantier etc…

Naturellement ce sont des fausses informations qui servent à tromper le Gouvernement et l’opinion publique mais l’avenir nous donnera raison. Les shows médiatiques ne font pas avancer les chantiers. Ils n’ont recruté en tout et pour tout 220 ouvriers locaux qui ne sont pas encadrés et qui sont désœuvrés sur le chantier. Beaucoup démissionnent pour promesses non tenues.

Votre matériel a été réquisitionné. On nous informe que l’Etat a finalement accepté de libérer le matériel appartenant à vos sous-traitants. C’est le cas ?

Effectivement nous nous sommes battus pour qu’il puisse reprendre possession de leur matériel car il faut dire qu’eux aussi ont été victimes de cette situation et des agissements de Magil.

Magil prétend que tout le matériel présent sur le site appartient à vos sous-traitants. Qu’en est-il réellement ?

Ces informations sont naturellement fausses et feront l’objet d’une autre plainte de diffamation contre Magil.  Nous pouvons prouver par les titres de propriété que les équipements et les machines présents sur le site et qui nous appartiennent représentent un total de 22 millions d’Euros. Nous vous invitons à consulter notre inventaire à cet effet. Nous avons amené ce matériel pour réaliser des projets importants au Cameroun que nous considérons être un pays important qui a d’excellentes relations avec l’Italie. Les représentants de Magil au Cameroun essayent de nous discréditer par tous les moyens mais leurs actions et leur passé parlent pour eux. Nous espérons seulement que le Gouvernement camerounais se rende compte à temps à qu’ils ont à faire et prennent les décisions qui s’imposent. Pour notre part, nous avons lancé les actions légales contre Magil au Canada car il est impensable qu’un individu comme Mathière puisse se permettre de faire la pluie et le beau temps en Afrique!


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