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Cameroun > Allégations mensongères: Maximilienne Ngo Mbe tacle sévèrement Atanga Nji.

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“Dans sa sortie d’hier à la suite des agressions de Galim et de Bamenda, M. Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale s’est honteusement et malheureusement offert le luxe d’indexer le Redhac et d’autres organisations non gouvernementales qui selon lui, et parlant du Redhac auraient perçu plus de cinq milliards de Fcfa pour destabiliser le régime”, a indiqué Maximilienne Ngo Mbe, dès l’entame de son propos. Et d’ajouter ” ce membre du gouvernement, comme du reste ses autres collègues, se trompe de cible en se rendant ainsi coupable de déclarations mensongères, calomnieuses et outrageantes. D’ailleurs le Redhac plus serein et plus que jamais droit dans ses bottes n’a rien à craindre. Paul Atanga Nji ne doit pas oublier qu’il est un justiciable comme du reste nous tous et que le Redhac se réserve le droit de le trainer en justice en temps opportun pour apporter les preuves de ses calomnies”.

Pour la directrice exécutive de l’une des plus importantes organisations non gouvernementales qui militent pour la défense des droits de l’Homme en Afrique centrale, le Redhac ne pêche pas en eau trouble et fait tout dans la transparence. “Nous avons un siège connu de tous, y compris des agents de M. Paul Atanga Nji; nous avons des comptes bancaires dont les mouvements de fonds sont vérifiables et vérifiés à tout moment par les services compétents. Au lieu que monsieur le ministre de l’Administration territoriale brasse du vent, il devrait plutôt s’évertuer à confondre ses ennemis avec des faits probants et irréfutables afin que nul n’en ignore”, a-t-elle recommandé.

Après avoir ressassé une bonne brochette de rapports du Redhac à lui adressé malgré le fait qu’il ne soit pas leur ministre de tutelle, Maximilienne Ngo Mbe a rappelé au Minat qu’il n’est pas de leur rôle d’arrêter la crise sociopolitique dans le Nord-ouest et le Sud-ouest qui s’avère dévastatrice. “Nous sommes là pour indiquer des pistes de solutions et c’est ce à quoi nous nous limitons jusqu’à présent sans chercher à nous substituer au gouvernement”, a-t-elle souligné. Pour ce faire, elle interpelle le président de la République Paul Biya, en lui rappelant que l’unique voie de succès aujourd’hui pour résoudre définitivement la crise anglophone, est de faire preuve de leadership en déclarant solennellement et sans délais un cessez-le-feu dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest; en libérant purement et simplement Ayuk Tabe et Cie et en appelant à la mise en place d’une commission mixte pour une enquête indépendante et impartiale sur les crimes graves perpétrées dans le Noso.


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