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Cameroun > Climat sociopolitique L’Udc appelle au dialogue

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C’est à travers une Déclaration signée par Tomaïno Ndam Njoya le 15 septembre 2020 à Foumban que la proposition de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) pour sortir de “la logique de confrontation permanente”, est rendue publique. Une voix qui crie dans le désert ?

C’est en médiateur ou réconciliateur que le parti à la houe a pris l’initiative d’apporter ce rafraîchissement au sein de l’écosystème politique camerounais en pleine ébullition, traversé par des vents d’intention aussi sulfureux les uns que les autres. En réalité, la Maire de Foumban et les siens sont convaincus que le cheminement vers lequel va le pays en ce moment est des plus hasardeux et incertains.

Pour l’Udc, la manifestation de son désaccord en cas de rupture ou de non-respect du Contrat social, par ceux qui sont portés au pouvoir, reste l’essence de la République. Aussi l’Udc en appelle, pour sortir de la logique de confrontation permanente”,

quatre pistes salvatrices pour sauver le pays de la dérive.

En premier lieu, il y a la prescription du recours au dialogue, à la concertation, au consensus prescrits par les Pères fondateurs en 1961 à la Conférence de la Réunification à Foumban. En deuxième lieu, l’appel porte sur le respect du droit de manifester publiquement et d’assurer l’encadrement de ces manifestations, comme le veulent les lois de la République. L’Udc appelle ensuite à l’arrêt de toute campagne de menace et d’intimidation orchestrée actuellement, contribuant ainsi à détériorer davantage le climat sociopolitique du pays et la respectabilité du pays dans la sous-région, en Afrique et dans le monde. Le parti dirigé transitoirement par Patricia Ndam Njoya, appelle enfin à la prise de conscience et, les leçons qui s’imposent, des rendez-vous manqués et échecs, du gouvernement en place, d’engager la Nation dans la voie d’un dialogue effectif et constructif.

L’Udc attire l’attention de tous, sur l’impératif d’œuvrer pour la paix, la stabilité, et la cohésion sociale, gage de la participation de tous à la construction nationale, afin que le Cameroun soit et demeure pour nous tous”,

a ainsi réitéré le parti trentenaire.

Revue du malaise social

Avant d’en arriver aux solutions, le parti a fait une revue de la situation sociopolitique du pays. Au peloton de tête de cette revue, figure la

la crise qui continue de sévir dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ensuite il y a la crise politique latente et permanente, qu’entretiennent toutes les élections organisées en dépit de l’appel de la majorité des Camerounais à la révision de la Constitution et du Code électoral, les acquis de la libertés sont aujourd’hui rudement mis l’épreuve par un pouvoir qui pine à assumer l’esprit de la loi, c’est-à-dire laisser libre cours aux manifestations pacifiques, des positions se radicalisent de part et d’autre ; on assiste à des discours politiques violents et à des menaces diverses qui installent la nation dans la psychose, la situation économique et financière du pays se dégradant davantage sous les effets conjugués de la mal gouvernance et de la pandémie de Covid-19, après plusieurs décennies de règne sans partage du pouvoir en place, c’est un aveu fort d’échec d’assister aujourd’hui à la résurgence d’interdictions des manifestations publiques”,

entre autres.

En ce jour 21 septembre 2020, où une marche est organisée demain avec tous les risques qu’elle charrie, il y a-t-il encore du temps matériel pour écouter l’Udc, même si sa Déclaration date du 15 dernier ?
Léopold DASSI NDJIDJOU


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