Afrique LA UNE Santé panorama 20 avril 2020 (0) (317)

Cameroun > Covid-19: Risques de propagation à travers les masques

Partager

Le commerce des masques est un business florissant dans nos cités. Ils s’arrachent comme des petits pains, des mains des vendeurs sans scrupules plus attirés par le gain que toute autre chose. En réalité, ces vendeurs sont loin de partager l’esprit de lutte ou de guerre contre le Covid-19. Pour commencer, les masques ne sont pas emballés dans du papier plastique et transparent pour permettre d’une part aux clients d’apprécier la qualité de la marchandise et d’autre part de la protéger des intempéries et des microbes, dont le Covid-19.

Ils sont exposés à l’air libre par des vendeurs qui les agitent, eux-mêmes parfois sans masques. Quant à ceux qui en portent, ils sont généralement baissés sur le menton pour crier aux éventuels clients, les masques plus que jamais exposés. D’autres attitudes à risque viennent des clients. Il y a ceux qui veulent le masque, l’essayent et le remettent au vendeur, pour des raisons quelconques, sans état d’âme. Personne ne peut savoir quel est statut du client au Coronavirus et bien plus encore c’est inconvenant d’essayer un masque et de remettre! Combien de clients essayent le même masque au courant de la journée?

Combien? Bien plus encore, il ne peut en être autrement car la taille ne figure pas sur la marchandise. Et voilà les clients obligés de passer d’essayages en essayages pour avoir la taille convenable. L’autre préoccupation est de savoir s’il est souhaitable d’avoir des masques en lacets ou avec élastique. Si les premiers sont adaptés à toutes les tailles, il en va autrement des seconds qui sont par contre plus pratiques. Combien sont -ils, les vendeurs qui disposent d’une solution hydroalcoolique qui leur permet de désinfecter les mains avant de toucher au masque? Il y a donc là une urgence d’imposer aux vendeurs ambulants de masques des règles strictes en matière d’hygiène au risque des peines. Il est vrai que leur proximité facilite la lutte contre ce mal mais il est urgent qu’à tout au moins ces masques soient protégés.

Tel que se pratique le commerce

En bordure de la route, dans nos cités, le commerce des masques à la criée est une activité qui recrute de plus en plus de monde. Les couleurs sont chatoyantes et attirent irrésistiblement les passants. A dire vrai, les couleurs et les tailles se disputent la vedette et imposent de ce fait client un choix, pas toujours facile. Pour se convaincre de faire la bonne affaire, les clients essayent plusieurs masques avant d’opérer définitivement leur choix.
La pratique est courante, tellement et si bien ancrée que le vendeur dispose d’un miroir pour convaincre l’acheteur de la convenance de son choix. C’est ainsi que les clients sont convaincus dans l’achat des masques. Que ce soit au marché Mokolo à Yaoundé, au quartier administratif, ou partout ailleurs sur les trottoirs, le commerce des masques a le vent en poupe. Seulement, il y a le revers de la médaille de ce business florissant que nous avons exposé pour la sécurité de tous. Le Ministère de la santé a du pain sur la planche.


Partager

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *