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Cameroun > Crise à l’Udc: Sam Mbaka se lâche.

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Intervenu, ce matin(lundi, 11 mai 2020) sur les antennes de la Rts (Radio tiemeni Siantou), Cyrille Sam Mbaka persiste et signe qu’il est dans la légalité et réclame la gestion de la présidence nationale du parti.

Cela fait 29 ans que Sam Mbaka est militant de L’Union démocratique du Cameroun(Udc) et 10 ans qu’il est premier vice-président national. Après la mort du président national du parti, Adamou Ndam Njoya, le 7 mars 2020, il y a eu un débat controversé autour de la gestion du bureau de transition du parti après la tenue de la Convention nationale liée à la célébration du 29eme anniversaire. Ce débat navigue entre la légalité et la légitimité dans l’optique de la gestion de la présidence nationale. Joint au téléphone par Eric Boniface Tchouakeu, présentateur de l’émission “4s” sur la Rts(10-10h10), Cyrille Sam Mbaka donne un éclairage à ce sujet :”En tant que 1er vice-président, je devrais,mais j’ai dit que face à la légitimité, il y a la légalité. J’ai la légalité, mais étant entendu que les militants, c’est-à-dire les membres du Secrétariat ont décidé qu’ils préféraient avoir un autre président par intérim, ce qui est clair, c’est que je devais conduire cette transition. Si je ne la conduis pas, cest parce que mes camarades ne sont pas d’accord”.

Tout est, en effet, parti de la dernière assise du 26 avril 2020 à Foumban. Assise au cours de laquelle Patricia Tomaino Ndam Njoya, membre du bureau politique et secrétaire nationale en charge des droits de l’homme de l’Udc, a été désignée à l’unanimité par les membres du bureau politique pour conduire le bureau de transition. Sam Mbaka fait savoir qu’il n’a jamais été informé de la tenue de cette réunion. Ses camarades ont prétexté qu’il était souffrant. Certes, il était malade et confiné, mais il n’a jamais été informé de prendre part à cette assise. Lhomme relève que quand bien même il y a une assise d’une telle envergure, toute chose qui s’était passée durant les années antérieures, les vice-présidents avaient toujours rempli leurs fonctions:”j’ai eu l’honneur de conduire deux conventions en tant que président et je peux vous rassurer qu’à aucun moment à L’Union démocratique du Cameroun, les vice-présidents n’ont servi de pots de fleur. Ils ont leurs missions”. L’imbroglio lié à la gestion de la transition à la tête de l’Udc créé, sans conteste, une mésentente entre Sam Mbaka et ses camarades membres du bureau politique n’ayant pas respecté les textes du parti lors de la dernière assise. “Je crois que si l’on veut être sérieux, on va se dire une chose. Si les textes du parti sont flous, le premier vice-président sert donc à quoi? Maintenant, si dans l’esprit des militants grands électeurs, le 1er vice-président faisait l’affaire, il n’y aurait pas de problème. Mais, s’ils trouvent qu’il ne fait pas l’affaire, ils vont aller fouiller”.

Pour l’homme politique, il ne faut pas basculer dans un juridisme. A l’état actuel, le 1er vice-président national de l’Udc n’est pas prêt à travailler avec un bureau qui se situe aux antipodes de ses positions et aspirations. A la question de savoir si un terrain d’entente est envisageable entre Sam Mbaka et ses camarades de parti, l’homme politique répond : “Ne comptez pas sur moi pour faire des bruits ou des heurts! Je respecte la mémoire de mon mentor Adamou Ndam Njoya. Donc je ne peux pas être celui qui va créer des problèmes. Non je ne pense pas. Ce que j’ai dit est clair. S’il est impossible, pour moi, d’évoluer dans l’Udc, je choisirai un autre véhicule “.


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