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Cameroun > Crise anglophone: Un nouvel appel des deux camps au cessez-le-feu

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Les syndicats des enseignants s’alarment des effets dévastateurs du conflit sur l’éducation, ils appellent le gouvernement et les séparatistes à tout faire pour permettre aux enfants de reprendre l’école le 5 octobre prochain.

A un moins d’un mois de la rentrée scolaire 2020/2021 prévue le 5 octobre prochain, la confédération des enseignants anglophones s’inquiète de la situation de l‘éducation dans les deux régions . réunis le 28 aout dernier pour évaluer les dégâts causés par le conflit encours qui oppose l’armée et les séparatistes ; les syndicalistes notent que les attaques contre les enseignants et les écoliers se multiplient en raison du boycott imposé par les séparatistes.

Faisant le bilan des attaques pour l’année scolaire 2018/2019, les enseignants relevant que 287 élèves ont été soit attaqués soit kidnappés, torturés ou tout simplement tués au cours de l’année scolaire 2018/0219 ; ce nombre a cependant baissé durant l’année scolaire2019/2020. Dans la même période, 28 enseignants ont payé de leur vie contre 36 en 2019/2020.

En quatre années de conflit 465 établissements scolaires ont été soit partiellement ou totalement détruits à défaut d être occupés par des bandes armées lit on dans le communiqué de la confédération des enseignants anglophones du Cameroun.
Face à la gravité de la situation et à quelques semaines de la nouvelle rentrée scolaire, cinq syndicats ont lancé un double appel au gouvernement aux séparatistes.

Nous appelons le gouvernement du Cameroun en premier à partir de sa position privilégiée d’engager un autre niveau de discussion qui doit inclure les négociations avec les autres parties, afin que les problèmes non encore évoqués puissent l être et permettre que l école reprenne. Aux séparatistes nous les appelons à fermer les yeux et laisser les enfants aller à l école, parce que les enfants sont des innocents. Nous leur demandons de ne pas utiliser l’école dans leur stratégie pour faire entendre leurs revendications. Priver les enfants de leur droit fondamental, cela n’est pas de bonne augure spécialement pour le développement de l’être et de la société en générale”

a confié ce matin le président de la Peattu, le syndicat des enseignants de l autorité presbytériènne de l éducation, Stéphen Afuh à Panoramapapers

Ebenizer Diki


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