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Cameroun > Dossier Kamto: Le gouvernement de Yaoundé affronte l’Onu

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Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement répond aux experts des Nations Unies suite à leur sortie dans laquelle ils revendiquaient, la libération de Maurice Kamto et des personnes arrêtées le 22 septembre 2020.

De l’avis du Ministre Sadi, le communiqué de presse rendu public le 12 octobre 2020, par les Experts-Rapporteurs Spéciaux et par les Groupes de travail sur la détention Arbitraire et les Disparitions Forcées ou Volontaires, du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme, au sujet des procédures judiciaires régulièrement initiées à l’encontre de certains responsables et partisans du Mrc, est une prise de position partiale, subjective et biaisée.

Les contre-vérités gravement relayées et amplifiées par lesdits experts, par le biais de certains médias internationaux, à l’instar de Rfi, et ce, soit par pure méconnaissance de la réalité des faits, soit tout juste par simple exploitation du flux des fausses informations, des supputations, et autres allégations mensongères distillées par des sympathisants du Mrc, appellent des clarifications sans équivoque,”

déclare René Emmanuel Sadi.

Selon le porte-parole du gouvernement, les chefs d’accusation ayant motivé l’interpellation de certains responsables et partisans, ainsi que leur mise en détention provisoire sont clairs et conformes aux lois et règlements du Cameroun, ainsi qu’aux conventions internationales auxquelles le pays a librement souscrit.

En aucune façon, et contrairement aux mêmes allégations, les concitoyens interpellés n’ont subi quelque traitement inhumain ou dégradant que ce soit.
Pour le Ministre de la Communication (Mincom), la marche projetée par Maurice Kamto et ses affidés, le 22 septembre 2020, n’était nullement une “marche pacifique”, si l’on en juge par la déclaration en date du 24 août 2020. Le leader du Mrc a lancé une gigantesque campagne nationale d’
Appel au départ pur et simple de M. Paul Biya du pouvoir.

De même, dans un post audio et une vidéo diffusés dans les réseaux sociaux, le porte-parole de M. Kamto, le nommé Bibou Nissack, a solennellement annoncé “l’organisation des marches populaires par le Mrc, à la date du 22 septembre 2020, sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, avec pour mots d’ordre : ‘’Cameroun Révolution/ Paul Bi doit Partir‘’.”

Le Mincom souligne que le leader du Mrc et ses affidés ont pris sur eux de braver les lois et règlements de la République, en violant l’interdiction de manifestations publiques. Face à de telles menaces à l’ordre public, il incombait naturellement aux pouvoirs publics la responsabilité de prendre les mesures qui s’imposaient pour faire face à la situation. C’est ce qui a été fait. Le nombre de personnes interpellées a été volontairement grossi.

On apprend que 294 partisans du MRC ont été interpellés. 46 personnes dans la Région du Centre ; 63 personnes dans la Région de l’Ouest ; 185 personnes dans la Région du Littoral [….] sur l’ensemble des 294 interpellations effectuées le 22 septembre 2020, à ce jour : 174 personnes ont été remises en liberté. 09 personnes, qui, après auditions et confrontations, ont été formellement identifiées comme étant des leaders, planificateurs ou organisateurs des marches insurrectionnelles, sont actuellement sous mains de justice.

Leurs dossiers ont été transmis au Commissaire du Gouvernement près le Tribunal Militaire de Yaoundé. Il en est de même des partisans du Mrc sous procédures judiciaires dans les Régions du Littoral et de l’Ouest, soit un total de
109 personnes déférées aux Parquets près les Tribunaux Militaires de Douala et de Bafoussam. Pour Sadi, les marches programmées le 22 septembre 2020 par le MRC ont été interdites, au motif qu’elles n’avaient rien de pacifique et qu’elles étaient de nature à troubler gravement l’ordre public.

Les experts du Haut Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme dont on peut comprendre, l’élan de solidarité envers un confrère en déshérence, doivent bien se raviser, car il apparait clairement qu’ils ont été induits en erreur sur la véracité des faits.
En tout état de cause, c’est le lieu de dire que ni le Gouvernement de la République, ni le peuple camerounais dans sa grande majorité, n’entendent s’accommoder indéfiniment des agissements intempestifs d’un leader politique malavisé,”

souligne le Mincom René Emmanuel Sadi.

Antoine Bivana


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