LA UNE Médias panorama 4 avril 2020 (0) (2531)

Cameroun > Dictature, frilosité et intimidation: Des unités d’elites de la police font irruption à Equinoxe

Partager

L’un des cadres de cette chaîne de télévision nous a transcrit ce qu’ils ont vécu hier soir (vendredi, 3 avril 2020) vers 20h:

“La Police a accédé à nos locaux en plein 20h pour disaient ils nous fermer si jamais on diffusait un élément de Kamto. Tous les démembrements de la police étaient surplace pick up à l’appui. C’était pour embarquer tout le monde qui était là.

Je suis assis avec le Dr Gwet Bell à regarder le journal, et je reçois un coup de fil m’informant de la fermeture d’Equinoxe dans les minutes qui allaient suivre au cas où un élément sur Kamto passait… La même source me demande de m’éloigner du plateau pour me pencher sur la fenêtre afin de voir le dispositif impressionnant de police déployé à cet effet pour venir exécuter cette décision de fermeture.

Je m’exécute et à peine je m’apprêtais à sortir du plateau que j’aperçois des éléments de la police conduit par un Commissaire de police principal en discussion avec des collègues techniciens… J’ai dit à ma source que ça servait plus à rien puis qu’ils sont déjà à l’entrée du studio situé au 4e étage où sont produits Equinoxe Soir et le journal…”

A la suite de ce récit, nous sommes en droit de nous poser un certain nombre de questions.

qu’est ce qui peut justifier une telle frilosité du gouvernement en place? De quoi ont-ils peur si tant est-il que leur champion a eu 71% de voix à la présidentielle de 2018?

Est-il aussi difficile de faire enregistrer un discours à Paul Biya et diffuser à la nation pour faire taire toutes les rumeurs qui ont cours ces derniers temps sur sa disparition?

Il ne serait pas erroné de conclure qu’on est là de retour en plein monolitisme! Mieux, en pleine dictature où c’est le Ministre de l’administration territorial qui decidait du contenu des médias.

Nous espérons juste que Paul Atanga pense au retour lorsqu’il se comporte de la sorte. Et que le gouvernement ne va plus s’offusquer du traitement du Cameroun par les differentes institutions en charge des droits de l’Homme et des libertés.


Partager

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *