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Afrique - Une - 3 semaines ago

Cameroun > Gouvernance: Richard Makon tacle le régime

Dans sa chronique du 05 janvier 2021, le docteur en droit international trouve que la bande à Biya manque de répondant.

 L’ordre gouvernant actuel est incompétent pour résoudre les problèmes auxquels notre pays est confronté. Aucune démonstration n’est plus nécessaire aujourd’hui pour le prouver ! Il est limité par une absence totale de vision, une faible programmation et une gouvernance hasardeuse. Il est gangrené par une corruption systémique et systématique, un clientélisme barbare, un népotisme et un tribalisme sauvages.

lance Richard Makon

Ason avis,  l’autorité centrale est épuisé tant par une floraison d’attaques venant de l’extérieur, que par une multitude de luttes intestines des factions qui se disputent le contrôle du pouvoir, de ses institutions et de ses rentes, sur fond de transition au sommet de l’Etat.

Le pouvoir de Yaoundé est empêtré dans une multitude de crises d’ordre sécuritaire, économique, politique, culturel et social qui paralysent toutes ses capacités d’anticipation et d’intervention. La situation du Cameroun est condamnée à s’empirer dans les jours, les semaines et les mois à venir.

Acourt terme le régime ne tombera pas. Il lui reste assez de forces immatérielles, de ressources intellectuelles, stratégiques, sécuritaires, politiques, diplomatiques et économiques pour tenir la barque encore des mois.

D’après Makon, le régime du renouveau a les moyens de résister et maintenir une sorte de statuquo, à moins évidemment qu’advienne, comme cela est toujours possible, un choc systémique interne inattendu de forte amplitude, déjouant tous les schémas initiaux de transition envisagés jusqu’ici.

 En dehors d’une telle perspective, aux fins de prolonger son long règne et sa lente agonie, et aménager une petite respiration qui lui fasse gagner du temps, le régime en place est obligé d’opérer une ouverture stratégique de l’ordre de 30 à 40 % au moins en direction du secteur privé et de la diaspora.  Malheureusement l’opposition politique de partis, dans sa globalité, n’offre aucune alternative crédible et consistante.

regrette  le juriste et consultant

Antoine Bivana

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