LA UNE Opinion Politique panorama 23 août 2020 (0) (192)

Cameroun > Illégalité: Nkou Mvondo demande au Pcrn d’arrêter de suivre les “mauvais vieux”

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C’est à travers une lettre ouverte que l’universitaire le commandant opérationnel du parti univers a saisi l’honorable Ngo Issi pour lui demander de sortir de l’illégalité.

Ngaoundéré, le 21 août 2020

A Ma fille, Rolande Adèle Ngo Issi Yolande, épouse Simgbwa,
Députée à l’Assemblée nationale du Cameroun,
Membre suppléante du Conseil supérieur de la Magistrature.

Ma fille bien-aimée,
J’ai été très heureux de te rencontrer le dimanche 17 août 2020 à Douala ; Toi et moi étions invités à participer à l’émission « 7 Hebdo », programmée sur le chaine Spectrum Télévision (Stv). Nous avons échangé verbalement, avant, au cours et après le débat télévisé. J’ai apprécié tes qualités de femme politique en pleine émergence : ton initiation aux affaires politiques, entamée avec le Parti Univers, porte des fruits aujourd’hui.
Au cours des débats à la télévision ce jour-là, nous avons abordé, avec les autres panelistes, la question de ta nomination en qualité de membre suppléante du Conseil supérieur de la Magistrature. Un des panelistes a dénoncé la procédure t’ayant conduite à ce poste.

Monsieur Franck Essi, du Cpp, estimait qu’avant d’être nommée par décret présidentiel, tu aurais dû être préalablement élue par tes collègues de l’Assemblée nationale. Apportant contradiction à Monsieur Essi, tu as nié l’existence d’un texte normatif prévoyant la désignation des représentants de l’Assemblée nationale au Conseil supérieur de la Magistrature par voie d’élection, préalable au décret présidentiel en la matière.

La lecture des dispositions de l’article 1er de la loi du 26 novembre 1982, relative au Conseil supérieur de la Magistrature, par la présentatrice de l’émission télévisée, est venue trancher le débat en faveur de Franck Essi :

(…) Le conseil supérieur de la magistrature comprend en outre, trois députés désignés par l’Assemblée nationale au scrutin secret, à la majorité des deux tiers des membres la composant (…)”.

Sorti du débat, j’ai cherché la vérité sur la question débattue sur le plateau de télévision.
Sur le plan du droit, le texte lu par la présentatrice est exact. S’agissant des faits, il ressort qu’aucune élection n’a eu lieu à l’Assemblée nationale, en vue de la désignation des membres, titulaires et suppléants, du Conseil supérieur de la Magistrature, pour le compte de la Chambre basse du Parlement. Pour tout dire, c’est en toute illégalité que tes collègues députés et toi, siégez dans cette auguste institution, qui ne mérite pas d’être ainsi profanée. Rien de surprenant, lorsque nous savons qu’une gouvernance « maffieuse » a investi toutes les institutions de notre pays : la magistrature n’est malheureusement pas du reste.

Si je m’adresse à toi, c’est parce que j’estime qu’en ma qualité de père, j’ai l’obligation morale de continuer à conseiller et encadrer ma fille que tu es, même si, depuis plus d’un an, tu as quitté la maison paternelle, pour t’installer dans une autre maison, que tes frères et toi, avez pris en location. Avec le Parti Univers, tu as appris le respect de la légalité ; tu as reçu des enseignements allant dans le sens de la probité et de l’honneur. Je souhaite que, toute ta vie politique durant, et au-delà, tu sois toujours digne de ton lien, au moins filial, avec le Parti Univers.
Tu n’es pas coupable d’avoir été irrégulièrement nommée membre du Conseil supérieur de la Magistrature par Décret présidentiel.

A ce niveau, la responsabilité est celle de ces mauvais « vieux » qui t’ont conduite dans le vice juridique et dans la perversité institutionnelle. Par contre, ta responsabilité sera engagée si, après l’émission télévisée et cette correspondance, qui révèlent l’illégalité de ta nomination, tu ne restitues pas le poste que tu occupes à son légitime titulaire : l’Assemblée nationale du Cameroun ; évite d’être « receleur » de cette charge publique, à toi offerte par des personnes sans qualité.
Ma fille, je te connais honnête ! Fais en la preuve, à la face du monde, en démissionnant de tes fonctions, mal acquises, de membre du Conseil supérieur de la Magistrature.

Après cet acte courageux et exemplaire, je souhaite que tu t’investisses, plus tard, pour réintégrer démocratiquement, le prestigieux Conseil supérieur de la Magistrature ; pour cela, tu dois passer par le suffrage de tes collègues-députés de l’Assemblée nationale, comme l’exige la bonne norme. Par la suite, le peuple, dont tu es l’émanation, demandera au Président de la République de prendre acte de ton élection par les députés ; il va alors te restaurer, par décret, dans cet honneur que tu mérites.

Nkou Mvondo Prosper, Leader du Parti UNIVERS

Dans ton parti politique de l’heure, on parle de « réconciliation » : demande aux militants de ce parti-là et son leader, qui est aussi mon fils, de t’aider dans cette réconciliation, que j’appelle de tous mes vœux, entre le Décret présidentiel qui nomme les membres du Conseil supérieur de la magistrature et les exigences de l’Etat de droit. Je suis déjà fier de toi ; je le serai encore plus lorsqu’il en sera ainsi.
Ma fille, sois fidèle à ce Peuple camerounais qui t’as fait confiance ! République a les yeux sur toi.

Nkou Mvondo Prosper, Leader du Parti UNIVERS


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