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Cameroun > Insécurité à Yaoundé: Apparition des engins explosifs à Yaoundé: Dix mesures pour lutter contre le phénomène de bombes!

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L’objectif des mesures de renforcement de la sécurité dans le siège des institutions de la république consiste à rechercher des armes à feu, des armes blanche, des engins explosifs et des stupéfiants.

Le week-end du 28 au 29 juin 2020, des forces de sécurité, toujours sur la brèche, ont procédé à des bouclages inopinés des quartiers Obili, Etougbe, Biyem Assi et Melen. Ne possédant aucune pièce d’identité, des dizaines de personnes en avaient fait les frais tant elles avaient été interpellées. De même, dans la nuit du 21 au 22 juin 2020, il y a eu aussi l’explosion des engins à Melen et à Émana. Toute chose qui nécessite, de toute urgence, la mise en route de nouveaux mécanismes d’action dans l’optique d’enrayer les poches d’insécurité.

En effet, l’enjeu transversal, en matière de sécurité urbaine, requiert, sans conteste, la coproduction de la sécurité. C’est un mécanisme qui vise à faire participer tous les maillons de la chaîne sociale à la lutte contre les pathologies criminelles prégnantes. La coproduction de la sécurité a pour enjeu de rentabiliser la côte d’amour entre la police, la gendarmerie et les populations locales. Histoire de réduire les réseaux de l’économie criminelle en ville.

La collaboration des populations locales, qui observent les actes de délinquance urbaine, devait aboutir à l’arrestation des bandes de jeunes déviants sociaux ayant pignon sur rue dans différents quartiers. Mais, en laissant prospérer la fracture sociale, la crise de la solidarité mécanique et la montée de l’insécurité urbaine, des catégories sociales restent meurtries, offusquées et apeurées par crainte de représailles.

Les dix mécanismes d’action pour lutter contre l’insécurité au Cameroun

Vu la résurgence de l’explosion des engins à Yaoundé, il est urgent d’envisager des mesures ci-après :

  1. Que la sécurité puisse être toujours en araignée et diluée dans la quasi-totalité des quartiers des grandes villes.
  2. Que les patrouilles de sécurité publique soient dotées d’un matériel multiforme et sophistiqué (torches, lunettes de vision nocturne pour parer à toute forme de délinquance urbaine).
  3. Que les ressources pécuniaires soient mises à contribution pour acquérir ce matériel sophistiqué et doter les patrouilles concernées desdits instruments pour combattre, en permanence, de nombreux cas de délinquance urbaine.
  4. Que les caméras de surveillance (en nombre très insuffisant)soient installées et que la politique de vidéo-surveillance soit encouragée et optimisée dans les quartiers chauds ! Que cette vidéo-surveillance ne soit pas seulement présente sur l’axe Yaoundé-Nsimalen comme c’est le cas de nos jours! Ce dispositif de vidéo-surveillance doit, d’ailleurs, être mutualisée pour escompter les résultats probants en matière de sécurité urbaine.
  5. Que la Délégation générale à la sûreté nationale(Dgsn), le Secrétariat D’État à la défense(Sed), la Direction de la surveillance du territoire (Dst), la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre), etc promeuvent, dans une dynamique collégiale, la politique “Tolérance zéro” contre la criminalité urbaine!
  6. Que la police de proximité b soit accrue dans l’ensemble des quartiers des grandes villes camerounaises!
  7. Que le professionnalisme des agents chargés de réguler la sécurité sociale soit rétabli, redéfini et re-profilé de toute urgence au moment où les cas d’explosion ont déjà droit de cité en cette période de grandes vacances!
  8. Que la politique de planification de lutte contre la criminalité urbaine soit créée et appliquée pour en évaluer, à court, à moyen et à long terme, les acquis et les passifs!
  9. Que la politique pénale, aujourd’hui en butte à l’échec à cause de la recrudescence du nombre de récidivistes dans les villes camerounaises, soit restaurée et renforcée !
  10. Au regard de l’escalade des courtes peines dans les milieux carcéraux et au regard de la prolifération des cas de récidive des délinquants mineurs et majeurs, il est idoine, voire impératif, dans le dessein de la planification de la politique pénale efficace et efficiente, d’instaurer des mécanismes alternatifs à l’emprisonnement au Cameroun. Surtout que ce sont quasiment ces récidivistes qui continuent, éperdument, d’alimenter, de scénariser et de structurer l’économie criminelle dans les agglomérations.

Vivement que ces dix mesures envisagées soient prises en considération pour le mieux-être des populations locales!

Serge Aimé Bikoi


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