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Cameroun > Intimidation: Le Gouvernement veut-il à nouveau arrêter Maurice Kamto

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La question semble légitime au regard du communiqué publié le 25 septembre 2020, par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi.

4 jours après les marches pacifiques initiées par l’opposant Maurice Kamto et ses alliés politiques, pour protester contre l’organisation des élections régionales et appeler au départ du président de la République, Paul Biya, le gouvernement vient de s’épancher sur le sort qui sera réservé aux nombreux manifestants arrêtés le 22 septembre dernier. D’après le communiqué publié le vendredi 25 septembre 2020, par René Emmanuel Sadi, le porte-parole du gouvernement, ces derniers vont comparaitre devant les instances judiciaires compétentes, qui détermineront leur degré d’implication dans ces marches et sanctionneront les accusés au prorata de celui-ci. Le même procédé sera appliqué au cas Maurice Kamto, dont le domicile fait encore l’objet d’une surveillance minutieuse, ainsi qu’à plusieurs de ses lieutenants, à l’instar d’Alain Fogue et Olivier Bibou Nissack, détenus au Secrétariat d’État à la défense.

Quant au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, formation politique de l’ancien candidat à la présidentielle 2018, il fait actuellement l’objet d’un “examen attentif par le ministère de l’Administration Territoriale”, tout comme la coalition entre celui-ci et un groupe d’opposants basés en occident, connus sous l’appellation Brigade Anti-Sardinards. D’ailleurs, Pour le régime de Yaoundé, la collaboration entre les deux entités ne souffre plus d’aucun doute.

La situation du leader du Mrc fait l’objet d’un examen attentif par les instances judiciaires compétentes. Celle du parti politique Mrc, qui s’illustre négativement depuis plusieurs années par des activités attentatoires à la paix si chère aux camerounais, fait également l’objet d’un examen attentif par le ministère de l’administration territoriale.”

Certaines velléités d’ingérences étrangères détectées depuis un certain temps font l’objet d’un suivi conséquent des services spécialisées. La coalition entre le Mrc et les groupuscules violents ayant mis à sac les ambassades du Cameroun à l’étranger est désormais avérée. Elle sera prise en compte dans les procédures judiciaires en cours au Cameroun et dans les pays amis où se sont déroulés les faits incriminés”,

lit-on dans ce manifeste.

Mais à y voir plus clair, tout porte à croire que toutes ces menaces contre le leader de l’opposition camerounaise visent à lui faire annuler ses projets de marche.

Paul Djeg


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