Après avoir offert plusieurs tournées de bières, il est défaillant de 4250 Fcfa, au moment de régler la facture autour de 20 h ce samedi et le quartier est plongé dans le noir. Le bienfaiteur rassure le propriétaire sur sa bonne foi. Aussi, comme caution morale donne-t-il l’identité de son frère cadet, bien connu dans le coin. Ce sera peine perdue car, le propriétaire courroucé lui somme de payer sur-le-champ en liquide ou de sa vie. Pour mettre en exécution ses menaces, ses amis et lui se sont saisis de la victime, l’ont déshabillée, ligotée et bâillonnée pour que ses cris n’alertent pas le voisinage. Ils lui ont par la suite administré une bastonnade avec des matériaux sophistiqués, qui a duré de 20 heures à 2 heures du lendemain, sans arrêt.

Au gré de leur courroux, les tortionnaires ont observé une trêve de trois heures car, à 5 heures du matin, ils ont repris la besogne. Son frère cadet renseigne, qu’après l’avoir cherché toute la nuit, il a finalement découvert le cachot de la torture où il était détenu dans des conditions inhumaines. Après moult négociations, les bourreaux lui ont rassuré qu’ils avaient mandat des forces de l’ordre pour l’application de ce châtiment et que seuls les 4250 Fcfa pourront le sauver de la mort.

Parti à la hâte pour signaler cette barbarie, les tortionnaires sont restés porter le coup fatal. Ils ont jeté le corps sans vie d’Athanase Loïc Mbarga dans une rigole avant de prendre la poudre d’escampette. Une fin tragique qui laisse les populations éplorées et la famille du défunt sans voix. Cependant, le commandant de brigade de gendarmerie de Moukoumbou, qui s’est saisi de l’affaire, a déjà mis la main sur quelques complices.