Afrique LA UNE Politique panorama 15 février 2020 (0) (2650)

Cameroun > Législatives/Municipales 2020: Jean de Dieu Momo dépassé par la réalité de son impopularité.

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Pour le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, il était impossible de sortir de cette double élection bredouille (sans mairie). Mais les résultats proclamés par les différentes commissions communales d’Élecam surtout dans les arrondissements où le Paddec avait déposé des dossiers de candidature, lui ont fait voir le contraire. “Eh Dieu! La chute est rude quand on a eu l’illusion d’être très haut. Mais ce qui est encore plus rude est le fraca assourdissant de la chute et l’éclat de rire général dans la cité”, s’est-il exprimé à travers un post sur sa page Facebook. De quoi faire une introspection de sa stratégie. “Pourquoi mon discours que je croyais républicain rencontre autant de parasites? Pourquoi sont-ils si focalisés sur sa longévité? Comment ne voient-ils pas qu’il y a plus urgent que le danger est ailleurs, que le dragon rugit à nos portes et que son manteau de protecteur est plus que nécessaire en ce moment de grands périls de l’inéluctable succession-transition?”, s’est-il interrogé.

Et d’ajouter “si je peux m’expliquer le score de la Menoua par l’incompréhension que mon soutien au chef de l’Etat a suscité, ou par des convoitises envieuses voire gourmandess de certaines élites et aînés, comment expliquer que ma liste législative du Mfoundi, celle que j’ai faite pour le vivre ensemble et démontrer que le Paddec n’est pas un parti tribal, et qui est composé de cinq femmes titulaires sur sept, toutes autochtones du Centre, la seule qui ait respecté le genre à l’envers, ait obtenue 1%? Comment expliquer que chez moi à Douala 5ème (Ndgbong), mes résultats caracolent à 2% malgré le fait que le gouvernement, à travers la reine mère Maffo (merci beaucoup) y est en train de bitumer la route qu’ils réclamaient à cor et à cri?”.

Dépassé par les événements, il se demande finalement s’il doit déduire qu’il est possible qu’il a confondu moqueries et popularité et s’interroge sur la signification du prix du meilleur ministre de l’année qui lui a été décerné. Ne supportant pas cette grosse dose d’humiliation, Jean de Dieu Momo se dit prêt à vivre désormais caché. ” Les oiseaux se cachent pour mourir et il serait sage d’aller cacher sa honte sous le manteau du silence et de l’effacement. Mais je n’ai pas l’habitude d’abdiquer devant la difficulté. Que faire pour être audible?”, s’interroge-t-il.


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