Afrique LA UNE Politique panorama 9 février 2020 (0) (1698)

Cameroun > Législatives/Municipales 2020: Paul Biya traite le Mrc de petit parti politique.

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Je saisis cette occasion pour demander à tous mes compatriotes de faire leur devoir en allant au vote, contrairement aux appels au boycott de certains petits partis politiques“, a déclaré le président de la République du Cameroun, Paul Biya, après qu’il ait rempli son devoir citoyen. Pour le chef de l’Etat, contrairement à ce que l’opinion publique pense, ceux qui ont invité les citoyens à boycotter les élections sont des “petits partis politiques” à l’instar du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), qui en est la tête de proue.

Par ailleurs, le chef de l’État a rappelé qu’à travers ces élections législatives et municipales, le processus de démocratisation est en train de prendre corps au Cameroun. “Il y a eu le grand dialogue, il y a la loi sur la décentralisation, la statut spécial, la loi sur le bilinguisme. Bientôt quand les élections municipales auront pris fin, on aura à élire les conseillers régionaux. C’est le grand pas vers une démocratie plus développée. Je n’en suite que satisfait et je remercie les camerounais d’apporter leur dynamisme qui concourt à la marche de cette démocratie“, a-t-il insinué. Et d’ajouter “les élections d’aujourd’hui visent à trouver les nouveaux dirigeants du Cameroun. La décentralisation est une rupture fondamentale”.

Mais il faut rappeler que les raisons pour lesquelles le Mrc, tout comme les autres partis politiques qui ont appelé au boycott des élections, reposaient entre autres, sur la crise sociopolitique qui sévit dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest et la région de l’Extrême-nord qui est en proie aux affres de la secte islamiste, Boko Haram. Et au moment où les populations des 7 autres régions du pays accomplissent sereinement leur devoir citoyen, celles de ces 3 régions en crise ne peuvent pas parce que beaucoup ont fuit leur village pour se réfugier en brousse ou dans les villes un peu plus calme. Pour celles qui n’ont pas décampé, elles sont cloîtrées chez eux, de peur de mettre le nez dehors et être victimes d’une éventuelle attaque. Mais le cas de ces derniers semblent ne pas inquiéter le chef de l’État, puisqu’il a considéré que toutes les conditions ont été réunies pour que les élections puissent se tenir et elles se sont tenues, malgré les manquements observés dans les régions en crise.


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