Antonio Guterres invite les autorités de Yaoundé à « ouvrir une enquête ». Ensuite, « à prendre les dispositions nécessaires pour que les coupables répondent de leurs actes ». Peut-on lire dans un communiqué rendu public ce 17 février 2020.

Bien plus, le Secrétaire général appelle les parties armées à s’abstenir de toute attaque contre les civils. Mais aussi, à respecter le droit humanitaire international et des droits de l’homme. Il réitère la disponibilité des Nations Unies à travailler avec toutes les parties prenantes en vue d’une solution politique à la crise dans les régions anglophones.

Saint Valentin endeuillée

Le 14 février dernier, des civils y compris des enfants sont tués lors d’une attaque dans le village de Ngarbuh. C’est dans la région du Nord-Ouest du Cameroun. Accusée d’en être l’auteur l’armée camerounaise, à travers le chef de la division communication le colonel Cyrille Serge Atonfack Guemo, a démenti ces allégations.

« Les forces camerounaises ne sont pas impliquées dans ce massacre. Il s’agit d’une nouvelle propagande des terroristes sécessionnistes qui commettent des tueries de masse dans le but de discréditer les forces de défense camerounaises ». A-t-il déclaré chez nos confrères du site Koaci.

C’est la seconde fois en moins d’un mois qu’Antonio Guterres fait part de sa préoccupation concernant la crise anglophone. « Le Cameroun est un pilier important en Afrique centrale. Le pays est un hôte généreux pour des milliers de réfugiés. Et j’estime que la communauté internationale devrait s’impliquer davantage pour soutenir la réponse dans ce domaine. Le Cameroun joue aussi un rôle important dans la lutte pour éradiquer le terrorisme et l’extrémisme violent dans le bassin du Lac Tchad. L’Onu est également préoccupée par la crise dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun ». A-t-il déclaré. C’était dans une interview accordée à Jeune Afrique.