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Afrique - Politique - 3 jours ago

Cameroun > Panique dans le sérail: un cadre du Minat raconte tout sur la situation actuelle des ministres

Un haut cadre du ministère de l’Administration territoriale (Minat) qui requiert l’anonymat témoigne à notre rédaction de la peur-généralisée des ministres à l’approche d’un remaniement imminent.

Récompenses fortuites, promesses de reconnaissance à fortes cagnottes, offres de liquidité, chantages, manipulations. Sur le film du réseautage les scénarii entre les acteurs au gouvernement effleure les manœuvres de la maffia hollywoodienne. Tous vont droit au but pour le seul maintien de leur poste dans les arcanes du pouvoir. Moins sûrs de leur reconduction dans les hautes sphères la panique gagne les rangs de l’oligarchie.

La peur nouveau mode d’emploi des membres du gouvernement

On comprend difficilement les façons d’agir des décideurs. Actuellement beaucoup craquent au moindre geste ou à la simple parole d’un proche collaborateur. Même les plus fidèles au patron sont soupçonnés par ce dernier de vouloir se retourner contre lui. Les faits sont tel qu’on pourrait évoquer l’hystérie de plusieurs membres du gouvernement. La panique est perceptible.

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La psychose observée chez les autorités telle que décrite par ce haut cadre du ministère de l’administration territoriale ( Minât) substitue à I’ obsession du pouvoir la frilosité des ministres lorsqu’il s’agit d’une éventuelle sortie du gouvernement. En quoi le départ d’un citoyen de l’équipe dirigeante devrait il troubler l’état d’esprit d’un individu au point de créer un dysfonctionnement de son anatomie ?

De manière banale et fortuite l’on convoque une réunion sur une base peut considérable. Le motif à la fin est de faire savoir à la plus haute autorité que les cahiers de charges ont été respectés. Fondamentalement il ne s’agit pas d’une action efficace mais juste un appel que tout le monde peut interpréter à sa manière.

Le pouvoir à tous les prix pour ces poltrons d’aujourd’hui et prévaricateurs de la fortune publique demain.

Bilans fictifs, déification ex cathedra de Paul Biya, inaugurations à fortes tempêtes médiatiques d’ouvrages peu probants, le stratagème pour un maintien au gouvernement traduit bien la volonté pour ces autorités d’inciter le regard du chef de l’État sur eux afin qu’ils bénéficient à nouveau de ses bonnes grâces.

Le monnayage au profit des grands élus du cercle restreint de l’homme lion accompagne les moyens visibles susceptibles de plaider à la faveur d’un tiers font la part belle de l’instrumentalisation menée par les ministres pour garder leur fauteuil. Toutefois cette brève période pour le moins palpitante s’inscrit plus tard dans le registre du passé après que l’on ait bénéficié de la confiance du président de République.

Comme outils de vengeance d’une souffrance psychologique l’affairisme, le détournement de fonds publics, la gabegie, le népotisme entre autres le trafic d’influence, la mégalomanie, le favoritisme s’érigent en mode de gouvernance dans les départements ministériels où l’opinion plaint les lourdeurs administratives voire le tribalisme opérant dans les institutions. Mais il en demeure ainsi au pays de Paul Biya. La roue de la haute administration tourne avec ces mêmes visages, inamovibles et incompétents.

Joel Onana

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