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Cameroun > Pression extérieure: Ayuk Tabe pose des préalables avant toute négociation.

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Dans la nuit du 2 juillet 2020, Ayuk Tabe et les siens ont été extraits de la prison pour une rencontre avec les officiels camerounais.


“Les prisonniers ne négocient pas” a lancé Ayuk Tabe d’entrée de jeu à ses interlocuteurs, rapporte Penn Terence un des anglophones qui a assisté aux échanges.

Il précise que “notre président a clairement et abondamment dit que les prisonniers ne négocient pas, parce que s’ils le font, ils le feront dans une posture de faiblesse”. Il assure par ailleurs que le leader sécessionniste a martelé qu’aucune seule personne ne peut négocier au nom de l’Ambazonie. Cela se fera, a-t-il réaffirmé à ses vis-à-vis, ” par la fine crème de nos experts quand le temps viendra et ce temps n’est pas encore venu”.

Ce temps, a-t-il déploré, aurait dû se passer depuis longtemps, quand ils avaient été ramenés du Nigéria. De toute évidence, Penn Ternce est certain que cette rencontre a juste permis à Ayuk Tabe de poser sur la table des conditions pour permettre l’ouverture des négociations.
Des pilules amères à avaler entre les mains du pouvoir
Ayuk Tabe et son équipe ont déposé sur la table trois conditions pour éprouver la bonne foi du régime avant l’ouverture des négociations sous l’égide ( de le Suisse, des États-Unis ou des Nations unies) dans un cadre neutre.  La quatrième condition porte dès lors porte sur l’adoption d’un chronogramme concerté entre les deux partie toujours sous les auspices d’une tierce partie. En ce qui concerne le cessez-le-feu, il est conditionné par la démilitarisation du Noso.

Pour Ayuk et les siens, après ce retrait des troupes, il reviendra à Paul Biya d’appeler un à cessez-le-feu car c’est bien lui qui a déclaré la guerre à l’Ambazonie. La deuxième condition sur la table concerne la libération de tous les prisonniers liés à cette guerre. Tous les prisonniers doivent être pris en compte. La troisième condition a trait à l’amnestie générale de tous les Ambazoniens à travers le monde pour qu’ils puissent rentrer en toute quiétude au pays pour s’accorder avec les leurs sur la conduite des affaires sans aucun harcèlement policier. Penn Terence précise que les leaders Ambazoniens ont été intransigeants sur le fait que c’est après la satisfaction de ces trois conditions, comme preuve de bonne foi, que les deux parties pourront convenir de l’arrêt d’un chronogramme des négociations dans un lieu neutre et sous les auspices d’une tierce partie acceptée par les deux belligérants.

Ces conditions, à première vue ressemblent à des pilules amères entre les mains du pouvoir. Les boira-t-il? That’s thé question.  Le noeud gordien pour l’arrêt des hostilités est là : aussi serré et étroit que l’est le trou d’une aiguille pour laisser passer un chameau. Or les miracles existent. 
Léopold DASSI NDJIDJOU


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