Afrique LA UNE Politique panorama 10 avril 2020 (0) (77286)

Cameroun > Sérail: Atanga Nji entre le marteau et l’enclume

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La sortie de Joseph Dion Ngute pour recadrer la communication gouvernementale est perçue par beaucoup comme une invite adressée au premier chef, à son ministre de l’Administration territoriale particulièrement remuant et indépendant à son goût. “Les membres du gouvernement doivent faire preuve de retenue et de prudence dans leurs communications écrites ou à l’occasion de leurs interventions orales sur les problématiques qui relevant de la politique gouvernementale et de la riposte contre le Covid-19 en particulier” a enfoncé le Pm, un peu comme s’il remontait les bretelles à son ministres. Il est allé plus loin en insistant qu’à l’avenir dans la lutte contre le Covid-19, les administrations sectorielles concernées doivent solliciter et obtenir du chef du gouvernement, les autorisations nécessaires avant de prendre les mesures à portée générale, et ce comme l’a reconnu Dion Ngute, “pour éviter la cacophonie observée dans les communications. Le message est certainement passé et reçu 5/5. La cacophonie. Voilà le maître mot. Le patron de l’immeuble Etoile a donc voulu mettre les pendules à l’heure avec celui qui déjà à la veille du Grand dialogue national l’avait humilié en mondovision sur les antennes de France 24 à Paris. Alors que le chef traditionnel du Sud-Ouest avait annoncé qu’on discutera au cours des travaux de tout à l’exception de la partition du pays, son ministre de l’Intérieur va le corriger proprement quelques jours plus tard en annonçant que la forme de l’État au Cameroun ne doit pas faire l’objet d’un débat.

Voie de fait et abus de fonction du Minat ?

Sous le marteau de la primature, l’enclume pour mettre le Minat en l’état est venu de la sortie de Maurice Kamto qui a servi un mépris à la lettre d’Atanga Nji. “Si l’on voulait faire du juridisme, il y aurait tant à dire sur la forme du communiqué du Ministre de l’administration territoriale, au regard d’une part de la théorie des actes administratifs, d’autre part des engagements internationaux du Cameroun relativement à l’obligation par l’État de protéger la santé de ses populations, stipulée notamment dans la charte africaine des droits de l’homme et des peuples”, a-t-il asséné. Plus simplement, Maurice Kamton fait savoir que la sortie d’Atanga Nji viole la loi et que de ce fait, il peut être devant les tribunaux. C’est probablement dans ce sens qu’un homme de droit a estimé que le communiqué d’Atanga Nji demandant la fermeture d’un compte particulier à Afriland First Bank est au plan administratif une voie de fait et plan pénal un abus de fonction.


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