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Cameroun > Shanda Tonme: ” Je vénère Paul Biya”

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Le médiateur du Mouvement populaire pour le dialogue et la réconciliation (Mpdr), a donné un point de presse hier à sa résidence au quartier Bastos à Yaoundé. Passage en revue de l’actualité nationale au menu.

C’est pratiquement après le roundup de l’actualité nationale structurée autour d’une douzaine de sujets, que “l’homme du dialogue et de la réconciliation”, répondant à une question espiègle d’un journaliste a livré le fond de sa pensée, avec une conviction des plus affirmées.

Paul Biya , c’est un homme de paix. Ce n’est pas un dictateur. Je respecte les institutions du pays et celui qui les incarne. Si Paul Biya était un dictateur, il ne laisserait pas ces gens faire ce qu’ils font-là. Tu dis que tu as gagné une élection présidentielle et tu refuses d’aller à l’élection locale où tu devrais te courber et ramasser les voix ? C’est ce qui fait dire que ces gens avaient un autre projet pour le Cameroun”,

lance-t-il, emporté contre ces gens

Rebelles au dialogue et à la réconciliation”. Le journaliste lui demandait précisément s’il est vrai qu’il est noyé dans l’huile de la sardine pour garder un langage consacré au Cameroun”. Est-il proche de Paul Biya? La réponse fuse sans hésitation. ” De qui voulez-vous que je sois proche? Du président de la République du Cameroun ou du président d’un autre pays?”

réplique-t-il.

L’homme des médias, embarrassé, lui répond qu’il doit être proche de l’homme d’État du Cameroun. Alors de quoi me reprochez-vous, fulmine-t-il. Je respecte les institutions de mon pays et celui qui les incarne. Je vénère Paul Biya, poursuit le Médiateur dans sa lancée. Dans cette série de questions réponses, il a aussi tancé l’attitude des avocats qui se sont insurgés contre l’autorité administrative dans les Hauts-plateaux dans l’affaire dite du roi Soukoujou de Bamendjou. Pour lui, il n’y a pas match entre un préfet et un chef de village. Le premier incarne l’État dans son ensemble alors que le second est l’émanation d’un pouvoir sectoriel, coutumière. C’est un Shanda Tonme rayonnant qui devise avec la presse, décontracté de livrer le fond de sa pensée en dehors de l’oeil de la caméra.

Une actualité débordante

Au nombre des douze sujets qui ont meublé le point de presse, on peut retenir entre autres, les relations entre l’État et les chefferies traditionnelles; les relations entre l’Afrique et la Cpi; le décès de l’ancien capitaine de notre équipe nationale de football fanion; les perspectives d’une réforme du Fcfa de l’Afrique centrale; la gestion du Covid-19 ; la sécurité dans l’Extrême-Nord et les relations entre le Mpdr et les médias. Sur ce dernier point, il a rappelé que son parti est né dans un contexte particulier où il est des plus urgents que les Camerounais dialoguent et se réconcilient. Dans cette veine, il a déjà pris langue avec le Rdpc, les hommes politiques, les ministres, autorités administratives et traditionnelles. Il a par ailleurs déjà fait la tournée dans quatre régions du pays. En ce moment, le Mpdr appelle les Camerounais au dialogue et au pardon. Un programme qui a un écho au sein de l’opinion où on espère une réconciliation après la vague de tribalisme qui a déferlé sur le pays, sapant le consensus national au plus haut point. 

Léopold DASSI NDJIDJOU


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