LA UNE Opinion Politique panorama 20 août 2020 (0) (104)

Cameroun > Situation sécuritaire: Yaoundé plus que vulnerable

Partager

La situation sécuritaire au Cameroun en général et singulièrement à Yaoundé ces derniers temps est très préoccupante et ne saurait en tant que citoyens de ce pays nous laisser indifférents.

Pour nous au Fdr, la résurgence de la psychose due à la présence supposée ou réelle à Yaoundé des engins explosifs improvisés (Eei) est venue davantage ajouter la confusion et la peur dans une situation sécuritaire qui elle-même était déjà confuse et préoccupante.
Si nous ne pouvons pas expliquer avec exactitude ce qui se cache derrière cette résurgence et cette psychose à Yaoundé, il faut signaler toutefois que cela peut se justifier lorsqu’un pays est en guerre sur plusieurs fronts comme le notre notamment : Boko Haram à l’extrême-nord, les séparatistes au Nord-ouest et au Sud-ouest. Il faut donc être extrêmement vigilants et surtout prudents.

La guerre que nos forces de défense et de sécurité mènent sur ces deux fronts, ajoutée à la menace de l’ouverture d’un autre du côté de la frontière avec la Rca elle-même confrontée depuis quelques années à une rébellion interne peut expliquer cet état de chose.
Sans vouloir justifier quoi que se soit, il est logique que dans une telle atmosphère délétère, Boko Haram et les séparatistes du Noso soient les premiers sur lesquels doivent peser les soupçons. Toutefois, le F.D.R notre parti politique estime qu’il serait politiquement et stratégiquement naïf de ne pas imaginer que pour des “raisons d’État” que le régime lui-même ne puisse pas être à l’origine de la pose de ces engins.

Dans un pays où la prévarication et la corruption sont érigées en système de gouvernement comme le notre, deux principales raisons peuvent justifier ces actions de la part de l’État :
La première peut être d’ordre sécuritaire c’est-à-dire que pour justifier les raffles que le pouvoir a décidé d’opérer dans les quartiers et autres endroits susceptibles d’héberger les cellules dormantes des combattants de Boko Haram ou bien ceux du Noso. A ce propos, nous avons constater la vague de raffles dans les quartiers et sur la voie publique qui a suivi les premiers cas recensés à Émana, Melen, Obili …
La deuxième peut être essentiellement basée sur la volonté des responsables des Forces de défense et de sécurité ainsi que des services de renseignements et d’intelligence d’obtenir auprès du décideur central, l’augmentation des crédits alloués à leurs budgets respectifs et bien d’autres raisons que nous ne pouvons pas évoquer ici pour des raisons de la sécurité de l’État.
Yaoundé est la capitale politique du Cameroun c’est-à-dire le centre de prise des décisions ; qu’elles soient politiques, économiques socioculturelles. Alors cela peut justifier la raison pour laquelle, cette ville est la cible mieux pourquoi on enregistre l’usage de ces engins explosifs improvisés qui il faut le rappeler n’ont encore heureusement fait aucun mort. Pour les révolutionnaires que nous sommes, la question de savoir ce qu’il faut faire pour garder la capitale à l’abri ou exempte de ces EEI est simpliste. Nous pensons que c’est tout notre pays qui doit être épargné des affres de la guerre.

Aimé Cyprien OLINGA président du F.D.R

La solution à notre humble avis passe par un renforcement de la sécurité à nos frontières d’une part et l’ouverture d’un dialogue franc et sincère avec les séparatistes anglophones ; les réformes constitutionnelles et institutionnelles dans l’optique d’un État fédéral à dix (10) états fédérés, la réforme en profondeur et consensuelle des mécanismes de dévolution pacifiques et démocratiques du pouvoir à savoir le système électoral et l’organe en charge du processus électoral entre autres grandes réformes. Toutes ces réformes, nous ne le dirons jamais assez, devant être implémentées par un gouvernement de transition d’union nationale de dix huit (18) mois ou deux ans au terme desquels il faudra procéder à l’organisation des élections générales.
Pour nous, la solution pour sortir notre pays de ce cycle de violence passe par ce schéma et sur bien d’autres décisions politiques fortes et déterminantes que nous ne pouvons pas pour des raisons stratégiques évoquer ici.

Aimé Cyprien OLINGA président du F.D.R


Partager

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *