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Cameroun > Stade Paul Biya d’Olembé: Le Groupe Piccini écrit au Chef de l’Etat

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Dans sa correspondance, le patron du groupe Piccini prie le Chef de l’Etat de prendre toute action visant la sécurité des personnes et des biens, le patron du constructeur exige des explications du chef de l’Etat en vue de savoir si l’ordre de prendre en otage ses collaborateurs et de saisir le matériel et les équipements de don entreprise émane de la présidence de la République.

Ce que dit le Pca du groupe Piccini, Ma-Konnen Asmaron

«… après une décision abusive et non fondée de nous retirer le marché de construction de la Can 2021 (…) financé par le gouvernement italien, à notre grande surprise, et en violation des règles qui régissent ce type de marché, une décision unilatérale a été prise en faveur d’une entreprise canadienne alors que la construction suivait son cours», se lâche le Pca du constructeur italien.

La société italienne dit avoir choisi de rester de son plein gré au Cameroun depuis le mois de novembre, date de la rupture du contrat, question d’honorer les dispositions contractuelles qui la lie au Cameroun dans l’attente d’une « décision objective et amiable » venant du président de la République.
Ceci, indique Makon-nen Asmaron, pour éviter au pays toute contrainte de remboursement à l’Italie de l’ensemble des sommes engagées dans ce marché. « Cette décision n ’ayant pas encore été prise, nous nous retrouvons dans une situation qui risque de dégénérer à tout moment », poursuit-il.

Ouverture du dialogue

Mais, mettant de l’eau dans son vin, le président de Piccini ouvre le chemin d’une solution négociée à cette question en tendant la perche du dialogue et d’un compromis mutuellement bénéfique pour les deux parties. Aussi fait-il savoir qu’il privilégie le « dialogue intelligent et transparent aux procédures légales ».

Mais, le patron italien sort des crocs en mettant à l’index les autorités administratives notamment le gouverneur de la région du Centre, qu’il accuse d’avoir ordonné la prise en otage des personnels du constructeur le 27 janvier 2020 sur le site du stade d’Olembe. «Ce dernier a également décidé, sans respect des règles de droit, de saisir les machines et le matériel de ma société (qui s’élève à plusieurs millions d’euros) pour le mettre à la disposition de la société canadienne Magil », révèle-t-il.

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