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Cameroun > Succession de Paul Biya: Des députés français demandent à l’Elysée d’anticiper

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Les parlementaires français Rodrigue Kokouendo et Didier Quentin pensent que si rien n’est fait, le Président de la République Paul Biya ne quittera jamais le pouvoir.

Les députés de l’Assemblée nationale française Rodrigue Kokouendo et Didier Quentin sont convaincus qu’il faut agir, pour que le Chef de l’Etat Paul Biya laisse le pouvoir. Dans le rapport de la mission conduite au Cameroun du 14 au 17 janvier 2020, ces parlementaires français font une analyse de l’avenir politique du pays. Pour eux, la succession de Paul Biya « interviendra au plus tard à l’issue du prochain mandat », c’est-à-dire en 2032.

Les députés français Rodrigue Kokuendo et Didier Quentin craint la longévité de Paul Biya au pouvoir. Surtout que le Cameroun fait face en plus de la crise sociopolitique dans les régions anglophones le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les tensions sécuritaires à l’Extrême Nord, les parlementaires notent qu’il y a aussi le fait que les Etats-Unis gagnent en influence sur le territoire.

Pour les députés Rodrigue Kokuendo et Didier Quentin, il est question «que ce pays (Cameroun Ndlr) qui est, on peut le dire, pivot en Afrique centrale, puisse jouer son rôle, si je puis employer cette expression, de facteur et même d’exportateur de stabilité, dans une région qui est soumise à des tensions très fortes, et puis aussi d’espoirs pour la jeunesse».

Les députés suscités rapportent que les leaders politiques locaux avec lesquels ils ont échangé,lorsqu’ils étaient au Cameroun en début d’année, leur auraient dit qu’ils ont besoin « d’accompagnement, mais pas qu’on nous dise ce que l’on doit faire. ». Et ces Français de conclure qu’il s’agirait d’un accompagnement sur le plan financier, technique et opérationnel.

Pour eux, la succession de Paul Biya risque d’être un chaos. Elle risque de se passer comme en Côte d’ivoire. « (…) Avec plusieurs dauphins de force égale, [il] n’est pas à exclure et il semble que ce soit ce qui s’est passé ces derniers mois, depuis notre mission. Au moment de la succession, toute fragilité, que ce soit dans l’Ouest anglophone ou au Nord avec Boko Haram, peut être exploité par une partie interne ou par un État étranger et conduire à des troubles graves », prédisent les délégués de la Commission des affaires étrangères de l’Assemble nationale française au Cameroun.

Erel Djene, Actu Cameroun


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