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Cameroun > Terrorisme: Ils s’attaquent aux institutions de l’Etat

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Hier la nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre dans la ville de Yaoundé et sur les réseaux sociaux. L’objet non identifié à été trouvé dans un colis administratif.

C’est à 11h 45 minutes, au deuxième étage, porte 207 abritant les services du ministre de le Fonction publique et de la réforme administrative (Minfopra) que l’objet est découvert dans un carton administratif en provenance de la région du Nord, précisent les sources officielles. ” Objet suspect repéré ce matin dans le bâtiment principal du Minfopra à Yaoundé. Personnel évacué sans incident. Objet récupéré par les spécialistes de nos forces de sécurité. Bâtiment passé au peigne fin.

Mesures préventives déjà prises. Reprise du travail dans l’après-midi”, a tweeté le maître des céans,  Joseph Le, quelques instants après l’incident. Il a par ailleurs tenu une réunion de crise dans un autre lieu avec ses principaux collaborateurs. Dans  cette suite, il convient de préciser que dans l’après-midi midi, on apprendra de la même voix autorisée au journal radio que le travail dans ce ministère reprendra plutôt ce matin. Les huit étages de l’immeuble ont été fouillés de fond en comble, par les démineurs de la Gendarmerie nationale.

Le ministre a tout autant indiqué que des mesures de sécurité ont d’ores et déjà été prises pour que la reprise de travail ce jour se passe en toute sécurité. C’est donc une annonce à l’endroit du personnel et des usagers qu’il faudra montrer patte blanche pour accéder au sein de l’immeuble du Minfopra.
La psychose des bombes à Yaoundé
Vendredi dernier une bombe artisanale explosait à Bata Mokolo- Dieu merci, il n’y a eu aucune perte en vie humaine- exacerbant de ce fait un vent de panique ou de psychose dans la ville.

Et ce n’est que justifié car le phénomène des bombes artisanales à Yaoundé ou Engins explosifs non identifiés (Eei) est sorti du domaine du virtuel pour entrer dans la réalité. Il y a eu dans la nuit du 2 juillet dernier une violente explosion au Rond-point Damas à Yaoundé avec au bout du compte  deux blessés graves. Le coup de semonce de ce déchaînement de violence était lancé à Tsinga Dubaï à proximité d’une buvette, avec l’explosion d’un Eei ou d’une grenade. Après cela  les forces de Défense et de sécurité ont désarmorcé  deux bombes à Emana et à Oblili le même jour.

Il s’agit là d’une galaxie de terreurs qui abreuve le subconscient des Yaoundéens.  Hier, en fin de soirée, certaines publications parlaient “d’un vent de panique” qui a  secoué le Minfopra. Ces sorties qu’il faut prendre avec des pincettes, enoncaient ” une fausse alerte”.  Il  s’est agi au bureau 207 de ce ministère, lit-on sur les réseaux sociaux, d’un minuteur que les démineurs de la Gendarmerie nationale, en l’occurrence le Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (Gpign), “ont récupéré aux fins de scanner et le de détruire”. Cette situation dénote  de tout le bouleversement inédit dans lequel des mains maléfiques plongent toute la cité capitale.

Il va sans dire que depuis vendredi dernier, le taux d’adréline  s’est accru en nous, et le moindre objet  ou bruit suspects nous expédie illico presto dans le cauchemar. Hier, les bombes de  Mokolo, de Damas ou de Tsinga Dubaï , ont deflagré à nouveau en chacun au Minfopra, d’une intensité à une autre.

Léopold DASSI NDJIDJOU


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