Les suspects ont été arrêtés  précisément dans le quartier de Njindam. Au moment de leur arrestation, les trafiquants avaient à leur possession  un squelette humain entier. Particulièrement parmi les os se trouvait une tête de femme qui avait encore une coiffure «cornrow».

Selon des sources proches du dossier, la dame est décédée il y a 6 mois et son cadavre a été déterré dans une localité située à environ 35 kilomètres de Foumbot, où elle a été enterrée. Les trafiquants avaient aussi quelques morceaux de chair et de poils séchés. Les dealers étaient sur le point de vendre les restes humains, apprend-on.

«  Les mêmes sources rapportent que les trafiquants voulaient vendre le squelette humain à 30 millions de Fcfa. Une enquête plus approfondie de la brigade de gendarmerie de Foumbot a conduit à l’arrestation d’une femme qui gardait le squelette ».  Informe Le Messager dans ses colonnes.
Ce n’est pas la première fois qu’une enquête débouche sur  le commerce de restes humains. En 2012, des agents de la faune de Djoum ont arrêté cinq hommes avec des parties d’éléphant et des parties du corps humain. En janvier 2020, un gang de 4 trafiquants d’ossements humains présumés a été arrêté à Koutaba. Ils avaient profané une tombe pour la somme de 10 millions de Fcfa.

Notons que le trafic d’os et d’organes humains serait en augmentation dans la région de Noun. D’ailleurs plusieurs personnes ont récemment été arrêtées pour leur implication dans ces crimes.