« Depuis quelques mois, il y a les éléments de la police judiciaire. Que ce soit de la police ou de la gendarmerie, qui ne cessaient de se plaindre qu’il y a des individus qui passaient des coups de fil aux procureurs de la place. Que ce soit du tribunal de première instance que du tribunal de grande instance, avec des noms avérés. Des noms qui ne nous sont pas inconnus. Sauf que quand on remontait, quand on appelait personnellement ces procureurs-là, ils ne se reconnaissaient point dans ces appels… ». Explique-t-il.

Selon nos confrères de Crtv news, le faux procureur de la République avait les numéros d’accès stratégiques dans les unités. Le but : faire libérer ses complices retenus pour différents motifs aussi bien dans les cellules des commissariats. Que dans celles de la gendarmerie.

« Il appelait toutes les flottes de gendarmerie et de police, parce qu’il y a  des annuaires. Il prenait ces annuaires-là dans le but d’exercer un trafic d’influence. Et faire libérer les gardés à vue ou alors, obtenir des informations sur ces détenus, sur ces gardés à vue pour pouvoir arnaquer leurs familles. Jusqu’à présent, je ne sais comment il a réussi à se procurer ces annuaires…». Affirme le lieutenant Bobodji Bello.
L’usurpation de titres est devenue très courant au Cameroun. En 2017, M.K. Débonnaire, un jeune camerounais, était arrêté à Foumban. Il se faisait passer pour un avocat. Lors de son arrestation, il avait revêtu la toge noire des membres de la profession. Transportant des dossiers comme tous les avocats. « Ces éléments constituent des pièces à conviction qui accompagneront l’individu tout au long de la procédure ». Indiquait Maître Sterling Minou, un avocat basé à Douala.