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Afrique - Société - 19 janvier 2021

Cameroun > Etat civil: vers la digitalisation

A travers l’Initiative données de santé (Ids) qu’a officiellement lancé le secrétaire général du ministère de la Santé publique, hier, 18 janvier 2021, le Cameroun veut davantage perfectionner son système d’enregistrement de naissances, de maladies et de décès.

La question de l’état civil reste un épineux problème pour l’atteinte des Objectifs de développement durable d’une part, et pour l’émergence du Cameroun d’autre part. Pour cause, de nombreux pays manquent d’informations essentielles sur la santé publique et, même lorsque ces informations existent, ils ne les utilisent pas pour étayer des décisions fondées sur des données probantes concernant les programmes de santé publique et l’allocation de ressources limitées. Par exemple, moins de la moitié des décès survenus dans le monde sont enregistrés avec une cause de décès, ce qui signifie que 29,4 millions de décès ne sont pas enregistrés chaque année. Pour les décès qui sont recensés, la cause de décès est rarement enregistrée. Environ 83% de la population mondiale (150 pays) ne dispose pas de statistiques fiables sur les causes de décès.

De plus, près de 40% des 128 millions d’enfants nés dans le monde chaque année ne sont pas officiellement enregistrés. Ce manque de données signifie que de nombreuses décisions en matière de politique de santé sont prises sans les informations de base nécessaires pour prendre des décisions éclairées. Le manque de données affecte ainsi de manière disproportionnée les pays à revenu faible et intermédiaire. Selon Bloomberg Philantropies, 60% de ces pays ne communiquent aucune donnée, soit une population de 2 milliards de personnes. C’est pour pallier ces manquements que l’Initiative données pour la Santé (Ids) a été mise sur pied pour relever ces défis en renforçant la collecte et l’utilisation d’informations essentielles en matière de santé publique.

Décisions politiques

Cofinancé par Bloomberg Philanthropies et le gouvernement australien, elle a été mise sur pied pour s’associer aux gouvernements à revenu faible et intermédiaire au niveau national et régional pour renforcer leurs données de santé publique et améliorer la façon dont ils utilisent ces informations pour prendre des décisions politiques et des investissements dans la santé publique. En d’autres termes, il s’agit d’aider les gouvernements à se doter d’outils et de systèmes nécessaires pour collecter et utiliser les données afin de prioriser les défis sanitaires et d’élaborer des politiques de santé publique appropriées. Cette première phase de l’Ids qui a été lancée hier, va entrer en gare en mars 2021. Le Secrétaire général du ministère de la Santé publique, Louis Richard Njock, représentant du Minsanté, a profité de la circonstance pour rappeler à toutes les parties prenantes de travailler en interaction pour réussir ce grand challenge.

Rostand TCHAMI

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