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Politique - Une - 2 semaines ago

Etats-Unis > Ère Biden: Les dictatures du monde entier, tremblez!

C’est le deuxième choc séismique de grande amplitude qui frappe la première puissance mondiale en deux décennies.

Après le 11 septembre 2001 qui a inauguré la guerre contre le terrorisme mondial, avec l’attaque du Capitole, voici l’ère de la traque des extrémismes et des dictatures.
Donald Trump va passer le témoin d’une drôle de manière  à son successeur. Pour une fois, de façon si flagrante, en l’absence de son prédécesseur, voici un locataire qui entre à la Maison Blanche avec une sorte de « Time tab!e » ou si on le veut bien, une sorte de feuille de route grandeur nature vierge, où il appartiendra à Joe Biden et Kamala Harris d’y instempiller une chronologie.

Tout se passe exactement comme si la route etait déjà tracée pour les quatre prochaines années de la présidence américaine. Le monde entier observe déjà pantois avec quelles précisions chirurgicales les coups sont assénnés au maître d’oeuvre du supplice national du 6 janvier dernier. Ainsi, sans que Biden dise le moindre mot, les géants de la réseau sphère mondiale ont déconnecté, les uns après les autres, Donald Trump du monde virtuel pour lequel il avait tant d’affection. Dans ce monde, il est tout simplement banni, persona non gratta.

De l’autre côté, la justice américaine, alors que Trump est encore fonction, est aux trousses de ses partisans qui ont pris une part active au saccage du Capitole. Tout se passe exactement comme en était allé de la lutte contre le terrorisme après les frappes du Wall Street Center en 2001. C’était d’abord en interne, que les investigations avait commencé puis s’etait étendues sur toute la planète avec en prime la mort d’Oussama Ben Laden, la patron du groupe terroriste Alkaïda, exécuté le 2 mai 2011 par les forces spéciales américaines au Pakistan. Encore aujourd’hui en 2021, 20 ans jour pour jour, cette guerre contre le terrorisme s’éternise dans le désert et et le sahel  africains. Qu’en sera-t-il de la guerre contre les extrémismes, les intolérances et les dictatures, cheval de batail bien compris du 46ème Président des États-Unis ? Le premier coup comme il s’annonce, va se jouer serré en interne.

Donald Trump dont au moins 74 millions d’Américains sont derrière lui,  devra donner du fil à rétordre à l’Administration Biden. L’atout dont dispose le démocrate sur son malheureux challenger, est la convergence d’une unanimité de condamnations de la démarche trumpiste , tant dans les rangs républicains qu’à l’extérieur du pays. La volonté de le destituer avant la fin de son mandat en dit long sur la masse de rancoeur que nourrit la classe politique américaine de faire un trait sur « l’erreur » Trump! La réussite de la procédure d’empeachment à son endroit sera  donc perçue comme un kick off de la déchéance du 45ème  Président américain. Joe Biden a de ce fait pour mission première de redorer le blason de la démocratie américaine et en partant de la liberté des hommes à travers le monde.

La question est de savoir jusqu’où ira ira cette initiative. Contrairement à Donal Trump arc-bouté sur la reconstruction d’une politique non interventionniste autour du du concept « America great again », l’ex Vice-Président de Barack Obama est un chantre des libertés humaines, de la protection des minorités, qui compte libérer les peuples où ils sont sous quelques  formes de tyrannie. Cette initiative ne sera pas automatique car Washington va toujours couper son vin en fonction de ses intérêts du moment.

La géopolitique du démantèlement des forteresses

La première région du monde où les Américains vont s’investir sera contre les dictatures et les extrémismes de l’Amérique latine. On peut ici penser au Brésil de Jair Bolsonaro de l’extrême-droite, aussi fantasque que Donald Trump. Il y a dans cette partie du monde, Nicolas Maduro qui fait voir de toutes les couleurs à son opposition politique. Là où Obama et Trump n’ont pu rien faire, qu’en sera-t-il de Joe Biden? En Afrique, il est unanime qu’il va de concert avec Kamala Harris, faire bouger les lignes. Obama au cours de ses deux mandats avait déjà jeté les bases en précisant que l’Afrique a besoin des institutions politiques fortes et non des hommes forts.

Ceci semble être une brèche dans laquelle pourrait s’engouffrer la nouvelle Administration. Obama, encore lui, avait déjà sous-traité la chute de Mouammar Kadhafi et de Laurent Gbagbo. On sait aussi toutes les conséquences  géostratégiques liées à l’assassinat du premier et tout le tollé soulevé en Afrique par la chute du second. De ce fait, on peut aisément penser qu’en Afrique, on aura à faire à un sommet de la Baule bis, à l’américaine, où seuls les pays qui vont apporter une révision substantielle à l’ordonnancement et au fonctionnement séparé de leurs institutions politiques selon l’esprit de Montesquieu, pouront bénéficier de l’assistance tous azimuts étasunienne.

C’est dire que dans cette optique, beaucoup de pays devront réviser les lois pour donner une chance à la volonté populaire d’être consacrée à travers le vote. Pour ce qui du Cameroun spécifiquement, le règlement pacifique de la crise anglophone devra certainement connaître son épilogue. Sera-ce comme beaucoup de Camerounais le souhaitent, dans le stricte respect de l’intégrité territoriale du pays? La division du Soudan est un contre-exemple qui suscite tant d’espoir de garder sauf le territoire du pays. La seule certitude est que cette sale guerre va connaître son terme, comme le susurrent certains observateurs. Joe Biden entouré des sensibilités qui comprennent l’Afrique et le monde semble de ce fait déterminé à prendre ancrage sur le monde pour un développement commun de l’humanité.

Journaliste Editorialiste, Panorama papers.

Il s’opposera ainsi à la posture de son prédécesseur qui avec dédain, traitait les pays les moins avancés, de « sheet hole countries », comprenez « les pays de merde ». L’interventionnisme américaine est de retour, et dans toutes les citadelles du monde, toutes les dictatures sont saisies de panique, conscientes qu’à chaque incartade, les bretelles seront remontées à défaut d’une intervention. C’est là où beaucoup regrettent déjà le départ de Trump. Voici donc Joe le Conquérant qui arrive sur un cheval de guerre, son épée prêt à dévorer les forteresses à l’épanouissement de l’humanité.
Léopold DASSI NDJIDJOU

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