Afrique Economie LA UNE panorama 29 juin 2020 (0) (49)

Yaoundé-Malabo: Deux jours de concertation pour la sécurité à la frontière

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C’est sur très hautes instructions des chefs d’Etat des deux pays que Yaoundé va abriter dès ce jour et ce jusqu’à demain, cette conclave présidée par les ministres de Défense.


« Cette importante rencontre bilatérale portera essentiellement sur les modalités de collaboration et d’actions sécuritaires communes à la frontière entre les deux pays », précise le communiqué de presse signé hier par le ministre délégué à la Présidence de la République en charge de la Défense. Le programme indique à suffisance que la Grande muette tient à demeurer le moins prolixe possible sur le contenu des activités. Aussi, apprend-on tout juste qu’aujourd’hui dès 9 heures, se tiendront les travaux des Experts, à huis clos. Demain dès 9 heures, le relais sera pris par une rencontre entre les chefs d’Etats-Majors des Armées, toujours à huis clos. Le dernier acte des travaux sera consacré par le sommet entre les deux patrons de la défense, à savoir Nkogo Leandro et Beti Assomo Joseph, à l’hôtel Hilton de Yaoundé dès 14 heures et 30 minutes. Déjà hier dimanche, le Mindef a reçu la délégation conduite par son homologue équatoguinéen à l’aéroport international de Yaoundé- Nsimalen, entouré du Haut commandement militaire camerounais.
L’empiètement « du Mur de la honte » sur le territoire camerounais.
Le jeudi 2 avril dernier, Paul Biya avait dépêché à la frontière entre les deux pays voisins, Joseph Beti Assomo et Paul Atanga Nji, respectivement en charge de le Défense et de l’Administration territoriale. Pour mission expresse, les deux envoyés de du chef de l’Etat devaient tâter le pouls de la sécurité qui prévaut dans cette zone des trois frontières (Cameroun, Guinée Equatoriale et Gabon). Depuis que Malabo a entrepris l’édification d’un Mur ou de miradors, c’est selon, entre les deux pays, la frontière est devenue vénéneuse. Et pour cause ? Le voisin du sud ne se sent pas toujours obligé de respecter la démarcation frontalière dans l’édification de l’infâme Mur entre deux pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac). La Commission de la Cemac, présidée par le Gabonais Ona Ondo, qui siège pour l’instant à Malabo, aurait bien pu s’approprier de cette affaire au moment où les Etats membres ont levé au maximum différentes barrières pour faciliter la circulation des biens et des personnes. Cette initiative est un violent coup de frein et un retour insoupçonné à l’ère préhistorique des destinées singulières des Nations. Ce Mur, non seulement viole au plus haut point l’esprit communautaire mais aussi et surtout désoblige le Cameroun qui est tenu dès lors de rester ferme et intransigeant sur le respect de quelconque once de son territoire. C’est aussi là donner du sens à sa souveraineté en dépit de toute la convivialité voulue dans les relations avec tous les pays voisins.
Léopold DASSI NDJIDJOU


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