Par Matthew Pinch
Le malaise grandit au sein des officiels africains présents à la Coupe du monde 2026. Plusieurs arbitres issus du continent auraient interrompu leur participation aux entraînements et demandé à la Fifa de réserver leurs billets de retour, dénonçant leur absence totale des désignations pour les rencontres du tournoi.
D’après les informations relayées, ces arbitres estiment faire l’objet d’un traitement discriminatoire de la part de la Commission des arbitres de la FIFA. Ils dénoncent une marginalisation qu’ils jugent injustifiée et évoquent un sentiment de parti pris dans les choix effectués pour les désignations.
Cette contestation intervient alors que les principaux matches du tournoi ont été confiés à des arbitres provenant d’autres confédérations. L’absence remarquée d’arbitres subsahariens au sifflet de rencontres du Mondial alimente depuis plusieurs jours les interrogations et les critiques sur les réseaux sociaux ainsi que dans plusieurs médias spécialisés.
À ce jour, la Fifa n’a publié aucun communiqué confirmant ces allégations ni annoncé d’éventuelles mesures concernant les arbitres africains. L’organisation avait auparavant expliqué que les désignations reposaient sur des critères techniques, d’évaluation des performances et de disponibilité des officiels.
Le corps arbitral africain a déjà été fragilisé avant le début du tournoi avec l’absence du Somalien Omar Abdulkadir Artan, désigné pour la compétition mais empêché d’entrer aux États-Unis en raison de restrictions migratoires. Son forfait avait privé l’Afrique de l’un de ses arbitres les plus expérimentés.
