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Afrique - 2 semaines ago

An 32 de la Jia: Pour que le Cameroun soit sous les feux de rampe de l’industrialisation

Tel est l’objectif visé par la somme des exposés et des allocutions tenus ce 22 novembre dans le cadre de la célébration de l’an 32 de la journée de l’Industrialisation de l’Afrique (Jia).

« L’industrialisation de l’Afrique : un engagement renouvelé en faveur d’une industrialisation et d’une diversification économiques inclusives et durables »,

est la thématique qui a animé les interventions à l’hôtel de ville de Yaoundé.

La Cérémonie était présidée par le ministre des Mines, de l’industrie et du développement technologique, Gabriel Dodo Ndoké, accompagné de son collègue des Forêts et de la faune, Jules Doret Ndongo, des diplomates et des autorités administratives.

« Il y a exactement 36 mois, dans son discours inaugural du septennat en cours, le président de la République, Paul Biya, en prêtant serment avait indiqué devant la représentation nationale que le Cameroun disposait d’un Plan directeur d’industrialisation (Pdi). Il faut maintenant le mettre en œuvre »,

martèle le maître d’œuvre de l’industrialisation du Cameroun.

Par la suite, il a explicité que le Pdi du Cameroun est aujourd’hui à sa phase de mise en œuvre. C’est cet instrument, assure-t-il, qui conduira notre pays vers cet objectif. L’évaluation qu’on peut en faire aujourd’hui est

« qu’il y a une envolée, les partenaires investisseurs à travers le monde s’intéressent à la destination Cameroun. Les Camerounais eux-mêmes s’intéressent à la chose industrielle et s’y mettent »,

confie-t-il.

Bien plus encore, dans son discours de circonstance, il a indiqué que le pays a les moyens d’inscrire son programme sur la route de l’émergence en 2035.

« Oui, autant que l’ensemble des pays africains, le Cameroun est riche de de ses ressources, riche de ses potentialités. Mais il s’enrichira davantage si une valeur ajoutée est attachée à l’ensemble de la production primaire. C’est le sens de l’accent qui est mis sur l’industrialisation, et les chefs d’Etat africains l’ont bien compris, eux qui ont impulsé cette journée africaine de l’industrialisation. Nous devons garder le cap vers la transformation de nos produits, sinon le Cameroun qui est riche de ses ressources s’appauvrira de ses emploi »,

renchérit Gabriel Dodo Ndoké tout optimiste.

Si nos produits sont transformés ici, poursuit-il, il y aura des emplois à offrir aux jeunes, et l’emploi c’est l’émergence dont on parle. La valeur ajouté à nos produits de base c’est de la richesse.

« C’est par l’industrialisation que le Cameroun va atteindre son émergence »,

assène-t-il avant convoquer les chiffres probants qui militent pour un développement certain de l’Afrique.

« Les indices de développements en Afrique selon la Banque africaine de développement (Bad), l’ensemble des Pib en Afrique a évolué de 3,4% en 2019 à 3,9% et 4,1%, respectivement en 2020 et 2021 »,

se réjouit le ministre. Bien que ce chiffre soit encourageant, prévient-il, beaucoup reste à faire.

Il y a en premier lieu la transformation locale de nos principales matières premières pour l’amélioration de notre Pib. Ceci appelle, ajoute-t-il, un environnement institutionnel propice à l’épanouissement de l’investissement privé, un renforcement des capacités des acteurs et à la création de nouveaux programmes pour le développement avec l’appui de nouveaux partenaires au développement.

« C’est le chemin d’un développement durable pour un avenir meilleur. Il faut combattre les inégalités, le défi climatique, la dégradation de l’environnement »,

retient-il entre autres en définitive.

Le système onusien avec le Cameroun
Raymond Tavares, a présenté sa lettre d’introduction auprès du Minrex le 9 juin dernier. C’est dire que le patron de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi), en prenant la parole après juste 6 mois en poste, a foi au décollage industriel du Cameroun et de l’Afrique. C’est du reste la quintessence de son intervention.

« Nous avons en tant qu’Africains beaucoup de capacités, beaucoup de ressources et de compétences, que nous pouvons échanger avec les autres. L’Afrique aussi à travers l’Union africaine est en train de mettre en place des politiques publiques de qualité, est en train de regarder une nouvelle génération avec la révolution digitale en insistant beaucoup sur les infrastructures intra nationales, inter Etats des différentes sous-régions du continent »,

a-t-il déclaré.

L’Union africaine qui ne peut pas louper cette révolution industrielle, est en train de travailler, de sensibiliser les Etats, de mettre en place les structures, les plateformes pour y arriver, ajoute le natif du Sénégal. Ça. c’est le rôle des Etats et des organisations sous-région ales ou des régions, qui sont en train de faire leur part pour atteindre l’entière industrialisation du contiennent.

« L’Afrique est une nouvelle destination, l’Afrique est attractive, et nous devons en tant qu’Africains être convaincus de cela »,

a-t-il conclu.

Léopold DASSI NDJIDJOU

Focal :

Réacation d’Audrey Chicot, l’une des rares femmes dans la métallurgie en Afrique.

« Nous sommes le Samu de l’industrie »

Pour qu’on puisse s’industrialiser, les secteurs de fabrication mécanique et de la maintenance industrielle d’une part et le secteur de l’énergie d’autre part, sont les deux principaux piliers sur lesquels tout Etat doit s’appuyer.

Par contre au Cameroun, on doit dire que nous sommes très avancés par rapport à ce corps de métier, à savoir la fabrication mécanique et la maintenance industrielle.

On a une grande maîtrise parce qu’on a beaucoup de technologies captées. On a fait exactement ce que fait la Chine et je pense qu’aujourd’hui où nous sommes au centre du Plan national d’Industrialisation, il faut qu’on accélère juste un petit peu pour atteindre les objectifs. Smmy mon entreprise, est une entreprise à 100% camerounais.

Je suis la seule actionnaire. Je suis une femme dans un milieu d’homes mais cela ne m’a jamais empêchée de de rester une femme. Nous sommes le Samu de l’industrie car nous travaillons 24/24 et en plus la situation Covid nous a permis d’avoir plus encore de clients.

Propos recueillis par L.D.N.

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