Afrique LA UNE Société panorama 2 août 2020 (0) (124)

Cameroun > Abus et Violation: Des associations de droit de l’homme disent stop

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Le Redhac dénonce les atteintes à l’intégrité morale et physique des avocats perpétrés dans les locaux de gendarmerie, ainsi que toute forme d’intimidation de certains agents de sécurité.

Tout en condamnant ces représailles en période de covid-19, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale illustre les cas de deux avocats récemment persécutés.

Il s’agit de Me Dominique Fousse, avocate au barreau du Cameroun qui, le 12 juin 2020, est allée, en compagnie de ses collaborateurs, s’enquérir de la situation de son client arrêté en début d’un week-end et sans mandat. Ce prévenu avait été conduit à la gendarmerie territoriale de Douala 3 à Bonaberi. Mais, ce jour-là, Me Fousse et ses collaborateurs avaient été victimes de violences verbale et physique des hommes en tenue et ceci en toute impunité.

Autre homme en robe noire ayant été victime des formes de violences, Me Serge Chendjou, avocat au barreau du Cameroun. C’était le 23 juillet 2020. Alors qu’il assistait une veuve et ses belles soeurs interpellées sans mandat au service central des recherches judiciaires du Secrétariat d’État à la défense (Sed), Me. Chendjou a été victime de violences verbale et physique par plusieurs gendarmes et hauts gradés. Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) constate que ces actes de violences verbale et physique deviennent, de plus en plus, récurrents et affectent les populations, les défenseurs des droits humains, les journalistes, les activistes et les avocats. C’est pourquoi le Redhac appelle le gouvernement camerounais à instruire aux agents de sécurité le strict respect des textes et instruments nationaux, régionaux et internationaux librement adoptés et signés.

Il s’agit, en l’occurrence, des lignes directrices de la Cadhp sur les conditions d’arrestation, de garde-à-vue et de détention provisoire en Afrique, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et des lois et Réglementation en vigueur au Cameroun relatifs aux droits humains. Selon cette organisation de la société civile en charge de la défense des droits humains, il est urgent, pour le ministre de la Défense (Mindef), d’ouvrir rapidement une enquête inclusive sur ces violations récurrentes des droits humains dans certaines gendarmeries. Afin que les responsables répondent de leurs actes devant une justice équitable et impartiale. Aussi le Redhac exhorte-t-il le gouvernement camerounais à mettre en place les mécanismes efficaces de lutte contre l’impunité dans les gendarmeries et autres institutions publiques.

Serge Aimé Bikoi


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