Home Politique Afrique Cameroun > Affaire Sodecoton: Les langues se délient sous fond de sorties épistolaires
Afrique - 2 semaines ago

Cameroun > Affaire Sodecoton: Les langues se délient sous fond de sorties épistolaires

Visiblement , le.mal semble être 0lus profond. Si il faut en croire la fréquence avec laquelle l'invective prend des proportions au sujet de la gestion des ressources humaines à la Sodecoton. Deux camps s'opposent désormais ..,

Par Pierre Laverdure OMBANG

Intitulée  »Tranche de lecture » sur la question qui brûle les lèvres au sujet de la gestion des ressources humaines à la société pour le développement du coton ( sodecoton) une sortie qui fait elle aussi jaser et qui est celle qui veut comme elle semble vouloir le faire croire à travers des révélations fortes , que elle est celle qui porte la  » voix des sans voix  » . Au coeur de l’esprit de cette rédaction un titre fort révélateur du sentiment qui anime de part et d’autre le débat sur la sodecoton depuis la correspondance du Secrétaire général de la présidence de la République adressée au Directeur général de la dite structure.

La sodecoton : Visage contemporain de l’esclavage des paysans.
(Extrait de « Lamidalisme, colonialisme, esclavage et génocide des autochtones au nord Cameroun – Aux confins de l’expérience cachée des Fali » p. 216)

 »Le cultivateur de coton est obligé d’accepter le prix peu importe sa modicité car il est lié par une deuxième clause qui lui oblige de vendre le fruit de son dur labeur uniquement et exclusivement à la Sodécoton, malgré les prix alléchants que proposent des compagnies privées venant du Nigeria voisin. Mais quel est ce commerce où le vendeur ne discute pas, il ne négocie pas? C’est l’acheteur qui fixe de façon unilatérale et souveraine le prix d’achat. Face aux prix dérisoires de 150 à 200 F CFA (0,22 à 0,33 euro) qu’offre la Sodécoton, les compagnies nigérianes proposent souvent le double voire le quintuple de ce prix. Quand on connaît la souffrance atroce et les tracasseries interminables qu’endurent les cultivateurs de coton, du semis à la vente en passant par le sarclage, le buttage et la récolte du coton, quand on connaît la douleur infernale qu’endurent les cultivateurs de coton lorsqu’une épine de la cabosse de coton pénètre dans le bout d’un doigt au moment de la récolte, l’on ne peut que s’alarmer du prix dérisoire que reçoivent ces paysans, malgré les bénéfices parfois faramineux qu’obtient la Sodécoton.
Tout porte à croire que le terme de <> de coton que la Sodécoton a appliqué aux cultivateurs de coton n’est pas le fait du hasard. Il s’agirait d’une allusion à la reine des abeilles qui produit du miel dont elle ne profite jamais. Ce sont plutôt des humains et non ses larves (bébé abeilles) qui s’en délectent éperdument. Pareillement, le cultivateur de coton produit du coton dont les actionnaires et les consommateurs des grandes marques d’habits se délectent, car il n’aura jamais les moyens de s’acheter les vêtements de Nike, Louis Vuitton ou Gucci qui dérivent de son dur labeur. »

En réponse sèche et appuyer à cette récente sortie et partagée dans les réseaux sociaux le camp d’en face ne vas plus de main morte et se fends en révélations fracassantes et vas même jusqu’à citer des noms. Des faits sont opposés à ce qui est présenté ici comme une volonté manifeste de nuire à l’image de Mohamadou Bayero , l’actuel directeur général de la sodecoton. Lisons plutôt :  » Organisation des mouvements coopératifs dans la Filière coton camerounaise : les mauvais perdants multiplient des manœuvres. Lisons plutôt …

 » Il est bon de noter que la filière cotonnière camerounaise est aujourd’hui structurée autour de deux acteurs directs : la sodecoton et la Confédération nationale des Producteurs de Coton du Cameroun (Cnpcc) . Deux entités qui assurent la gestion et l’organisation générale de la filière sur la base d’une convention qui définit le rôle de chaque partie, tandis que l’État, exerce son pouvoir régalien et régulateur.
Pour accomplir efficacement sa mission, la sodecoton est amenée à réaliser, au-delà de son champ de compétences statutaires, des travaux d’entretien et/ou de réhabilitation des routes, d’encadrement des producteurs de coton, d’appui aux éleveurs, ainsi que de recherche cotonnière, en lieu et place des administrations sectorielles de l’Etat en charge de ces missions de service public.
Plusieurs conventions sont signées entre la sodecoton et l’état du Cameroun pour ce qui est du secteur agricole et d’autres entre la sodecoton et la confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun qui est la Cnpcc . La convention qui porte sur la structuration en coopératives des groupements de producteurs de coton signée en 2021, entre la sodecoton et l’Etat du Cameroun à travers le Minader définit le cadre de collaboration entre la Sodecoton et la Cnpcc , elle porte sur les domaines ci- après
Le processus de mise en place des Coopératives ;
L’appropriation des textes organiques ;
L’organisation et supervision des élections ;
L’organisation et conduite des réunions ;
La formation des groupements de coopératives ;
L’élaboration et rédaction des budgets prévisionnels des Coopératives ;
La formation et encadrement dans la recherche des financements extérieurs ;

Il n’est pas superflu de rappeler la convention cadre entre la sodecoton et la cnpcc , signée lors de la création de la création de la cnpcc qui stipule que, la sodecoton met à la disposition des producteurs des intrants et l’encadrement technique et en contrepartie les producteurs sont tenus de vendre la totalité de leur production à la sodecoton . Ainsi l’appui technique est apporté par la Sodecoton à travers La Direction de la Production Agricole (DPA) qui est en charge de la planification, la promotion et l’organisation de la production cotonnière. C’est dans ce sillage qu’une autre convention cadre est signée entre le sodecoton -cnpcc , qui stipule que la sodecoton met à la disposition de la cnpc-c un cadre pour le poste de Directeur exécutif à charge à cette dernière de valider. Le Directeur exécutif de la cnpc-c est donc, de par la convention cadre signée des deux parties, un personnel sodecoton qui peut être rappelé en cas de nécessité. C’est à juste titre donc que la sodecoton , soucieuse de la sérénité au sein de la filière dont elle a la charge, soit en veille permanente pour pouvoir anticiper et extirper le plus rapidement possible un élément qui pourrait perturber la bonne marche de la filière.

Les producteurs continuent comme par le passé, à bénéficier de tous les avantages et facilités nécessaires pour leur épanouissement, et conformément aux textes en vigueur, désormais. C’est dans le but de leur permettre de bénéficier de tous les avantages que la sodecoton dépose désormais directement 60 % de sa production en aliments d’élevage dans les groupements ce qui met à mal les anciens leaders habitués à se sucrer sur le dos des producteurs. Ayant compris les supercheries de leurs représentants ils les ont tous rejetés aux dernières élections dans leurs groupements respectifs.
Une enquête demandée par un membre de la Cnpc-c (Sénateur Bebnone) a d’ailleurs révélé que certains leaders en charge de la gestion des engrais ont mis sur le marché noir des sacs d’engrais au prix initial de 14000 à 20.000 fcf. Certains ont même réussit à imputer leur dette à leur regroupement. Conforment aux stipulations de la convention sodecoton -cnpc-c et du règlement intérieur de la cnpc-c, les membres qui traînent des impayés ne sont pas éligibles aux élections.
Au bout d’un processus électoral supervisé par l’état et encadrée par la sodecoton comme le stipule la convention signée en 2021, 9 nouveaux membres conseil d’administration ont été élus, c’est ces derniers qui ont désignés leurs représentants au sein du comité des gestions des prix du coton.
Certains anciens membres qui ont perdus les élections ne s’avouant pas vaincus malgré la signature par eux des procès-verbaux des élections tentent de manipuler l’opinion, ceci après plusieurs tentatives vouées à l’échec de proroger leur mandat jusqu’en 2024 sans fondement.
D’ailleurs, ceux qui cherchent aujourd’hui à instrumentaliser l’opinion parce qu’ils voient filer des gros avantages qu’ils beneciaient par le passé, notamment la vente d’engrais et des aliments d’élevages (tourteaux) aux commerçants, au détriment des petits paysans sont connus, il s’agit du PCA sortant Ousmane Oumate, le secrétaire général de la Cnpcc L’honorable Temwa qui ont été écartés pour cause d’inéligibilité et le vice-président, le sénateur Bebnone Payouni battu aux élections sur le terrain. Un texte signé Adamou s.h  »

Il faut préciser que il y a quelques heures en réponse à la correspondance du secretaire général de la présidence de la République sur la gestion des ressources humaines à la sodecoton, son directeur général indiqué pour répondre que il ne s’agit ni plus ni moins que si l’oeuvre n’est pas parfaite car humaine , dit -il  » je me dois de vous assurer de ce que les organes dirigeants de la Sodecoton se sont toujours efforcés de se conformer aux règles de bonne gouvernance et de prise en compte des exigences des équilibres régionaux, si chers à Monsieur le président de la République« . C’est la réponse fondamentale que le directeur général de la Sodecoton a adressé au ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République le 06 mai dernier.

Pas en reste autour de cette affaire Sodecoton , Maître Harrissou le célèbre prisonnier aujourd’hui en liberté croit savoir à travers une grille de lecture différente de quoi il en retourne véritablement .  » Que Le SGPR M. Ngo Ngo écrive sa lettre, je ne trouve aucun inconvénient parce qu’il est dans ses droits pour deux raisons :

  • Nanti d’ une délégation de pouvoirs du Président de la République, il est dans son rôle et c’est tout à fait normal qu’il réagisse à une correspondance qui a été adressée à son mandant.
  • En cette période de précampagne à la succession de M. Biya à la tête de l’Etat, chaque potentiel candidat fourbit ses armes et c’est de bonne guerre. D’autant plus que tous les prétendants comptent sur le Grand – Nord pour rafler la mise. Il est indiscutable que sans l’appui du Grand Nord aucun de ceux là ne peut accéder à la magistrature suprême. Le seul appui du monarque de Rey Bouba, impopulaire, qui n’arrive pas à gagner les élections même dans son propre département est de toute évidence insuffisant pour faire triompher le SGPR. Donc il est tentant pour lui de faire d’une pierre deux coups:
    -Evincer Le DG Bayero et mettre quelqu’un à sa solde pour avoir la maîtrise de laSodecoton qui est le poumon économique du Nord et de L’ex -Nord, et -Draguer les populations de l’Extrême- Nord où le ou les prétendants bulus semblent avoir pris de l’ avance avec des soutiens déclarés cachés ou supposés bien que le poids politique de ceux là reste à démontrer.
    Voilà l’enjeu de la correspondance adressée au DG de la SODECOTON . Malheureusement, elle a été écrite dans la précipitation sans tenir compte de la situation tribale scandaleuse de répartition et d’occupation des postes par les personnalités de la même ère géographique que lui qui règne dans toutes les structures publiques et parapubliques de l’État.  »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Check Also

Cameroun > Sommet de l’Etat: Les piliers du pouvoir de Paul Biya

Par Yves Junior Ngange Lorsqu’il accéda au Palais d’Etoudi  le 06 Novembre 1982,…