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Afrique - 29 juin 2021

Cameroun > Alerte/abus de pouvoir: Des enfants victimes de graves tortures par un gardien de prison

Des actes, d’une extrême gravité, infligés aux enfants, sans défense, par un agent de l’Etat du Cameroun, aidé par son épouse.

Selon Mandela Center International, une Ong internationale une vidéo violente révoltante, devenue virale, tourne en boucle sur les réseaux sociaux, montrant un homme et une femme se livrant à des scènes d’atrocités inouïes sur des enfants .
Elle avise clairement l’opinion qu’une requête aux fins des sanctions contre l’auteur a été diligentée auprès du Ministre d’Etat chargé de la justice, Laurent Esso, et en cas d’inaction, Mandela Center International n’hésitera point de recourir aux instances internationales

Elle fait savoir dans une alerte lancée à l’endroit de la communauté nationale et internationale que selon ses premières enquêtes, il s’agit de graves actes de torture infligés à trois jeunes enfants à Foumbot, dans la Région de l’Ouest par un gardien de prison, en compagnie de son épouse, Monsieur Njoya Aboubakar en service à la prison secondaire de Foumbot et originaire du village de Baba 1, dans l’Arrondissement de Babessi, département de Ngo-Ketunjia, Région du Nord-Ouest .

l’Ong révèle que ces enfants, victimes d’une telle cruauté inadmissible, font partie des millions de Personnes Déplacés Internes qui ont fui les atrocités de la guerre, depuis quelques années, dans leur village Baba1, dans l’arrondissement de Babessi, pour se réfugier à Foumbot, chez leur frère Njoya Abubakar .

Informe que ces actes, d’une extrême gravité, sont infligés aux enfants, sans défense, par un agent de l’Etat du Cameroun, aidé par son épouse, pour les punir au motif que leur mère serait responsable du décès de la mère du gardien de prison intervenu le 12 mars 2021 dans sa résidence à Foumbot des suites de maladie.

Dans la vidéo, l’auteur exige des enfants qui sont ses frères collatéraux (consanguins), le remboursement des sommes qu’il aurait déboursées pour leur scolarité et les soins de santé à eux prodigués en cas de maladie, depuis leur refuge dans sa résidence ,
et pendant qu’il se livrait à ces actes criminels, l’auteur a appelé au téléphone le géniteur de ces enfants pour l’inviter à suivre en direct leurs cris de détresse et leur douleur en lui signifiant que s’il se présentait, il subirait le même sort .

Précisant que depuis la commission de ces faits abominables, aucune action n’a encore été intentée contre le mis en cause, alors qu’il s’agit clairement des actes de torture, de traitements cruels, inhumains et dégradants au sens de l’article 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, de l’article 7 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques de 1966, de l’article 5 de la Charte Africaine sur les Droits de l’Homme et des Peuples de 1981, de la Convention des Nations contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants du 10 Décembre 1984 et autres instruments internationaux, tous librement ratifiés par la République du Cameroun.

Rappelant que l’Etat Camerounais a ratifié cette convention qui a une force juridique très contraignante le 19 décembre 1986, longtemps avant son entrée en vigueur le 26 juin 1987,
de fait selon l’Article 2 de la dite convention :

« Aucune circonstance exceptionnelle, quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse de l’état de guerre ou de menace de guerre, d’instabilité politique intérieure ou de tout autre état d’exception, ne peut être invoquée pour justifier la torture » et « L’ordre d’un supérieur ou d’une autorité publique ne peut être invoqué pour justifier la torture »

Ajoutant que le Code Pénal Camerounais, réprime sévèrement la torture ;
impose le droit à la dignité humaine, le droit à ne pas être torturé, le droit à la protection et le droit à l’intégrité physique et morale de ces enfants qui sont des droits inaliénables et inviolables de l’homme contenus dans le droit international des droits de l’homme ont été littéralement violés ; reprécisant au passage que la protection des droits de l’enfant en particulier est encadrée au
Cameroun par un arsenal juridique constitué par les protocoles, Chartes et
Conventions internationales ratifiées, les lois et règlements nationaux etc..

l’organisation non gouvernementale:

Condamne, avec la toute dernière énergie, cet acte cruel et barbare d’un agent de l’Etat sur les enfants, contraire à la dignité humaine et aux droits de l’homme; Exige, avec toute la vigueur, une enquête urgente conformément au Protocole d’Istanbul de 1999 et des sanctions appropriées contre les auteurs; Rappelle, avec insistance, aux autorités camerounaises qu’elles ont obligation de se conformer à l’article 12 de la Cct:

« Tout Etat partie veille à ce que les autorités compétentes procèdent immédiatement à une enquête impartiale chaque fois qu’il
y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a été commis sur tout territoire sous sa juridiction »

Elle avise clairement l’opinion qu’une requête aux fins des sanctions contre l’auteur a été diligentée auprès du Ministre d’Etat chargé de la justice, Laurent Esso, et en cas d’inaction, Mandela Center International n’hésitera point de recourir aux instances internationales ;
Confirme, avec amertume, qu’une plainte a été diligentée contre le gardien des prisons Njoya Abubakar et complices auprès du Tribunal de Grande Instance du Noun pour « torture, traitements cruels, inhumains et dégradants, Abus de fonction, Arrestation et séquestration arbitraire ».

l’Ong , recommande vivement au Gouvernement Camerounais la prise en compte des droits fondamentaux dans la législation interne, avec incidence sur les institutions familiale, judiciaire et pénitentiaire, appelées désormais à intégrer la variable, droit de l’enfant comme une composante entièrement à part, de la catégorie des justiciables.

Pierre Laverdure OMBANG, Avec Mandela center international

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