Home Politique Afrique Cameroun > An 1 de Cupp »: « La sécession n’est pas possible »
Afrique - 16 août 2021

Cameroun > An 1 de Cupp »: « La sécession n’est pas possible »

Tel est le message principal délivré par Roland Mua, président du parti politique Cameroun uni pour la paix et le progrès (Cupp) dimanche dernier à Yaoundé.

« En dépit des difficultés, en dépit des provocations du régime en place, vous devez savoir qu’ils ont déjà épuisé en vain toutes les stratégies pour le bien être des Camerounais »,

a lancé triomphateur à la presse, le leader anglophone de Cupp.

A un an d’existence légale sur l’échiquier politique, ce nouveau parti tient à ce que les Ambaboys déposent les armes dans les deux régions troublées du pays. Il a pour ainsi dire insisté sur le fait que les armes n’ont pas été une solution au Soudan, en Libye, au Gabon, en Guinée équatoriale ou partout ailleurs dans le monde.

« Le Cameroun est un pays où le pouvoir s’obtient toujours de manière démocratique. Je crois qu’à travers la démocratie on peut changer ce régime. Je veux que tous les jeunes dans les dix régions du pays comprennent que la sécession n’est pas possible. Je demande aux jeunes d’être patients »,

a-t-il enchaîné dans sa dynamique d’un appel à la politique dans un climat apaisé. 

Par ailleurs, il a surpris l’assistance en indiquant que le Cupp a déjà inscrit plus de 1.5 millions de ses militants à travers tout le territoire. L’objectif a-t-il poursuivi est d’inscrire deux millions avant la clôture des enregistrements à Elecam à la fin de ce mois. C’est la voie royale pour inverser la donne sur l’échiquier politique nationale.

« Nous sommes un parti fort parce que nous avons des militants qui ont des cartes de vote »,

a renchéri le truculent homme politique.

En ce qui concerne le bilan de l’action de son parti politique sur le terrain en dehors des inscriptions sur les listes électorales, il a affirmé avoir assisté les orphelins et les enfants. Il reconnait précisément  avoir rendu des services à plus de 1,5 millions d’enfants. Il confie aussi que son parti a assisté les femmes vulnérables, abandonnées.

« Le Rdpc nous a montré que les femmes n’ont aucun rôle à jouer. Mais dans notre parti, les femmes sont prises en considération »,

a-t-il soufflé.

IL a indiqué par ailleurs qu’avant la légalisation de son parti, il était déjà sur le terrain depuis 2016. C’est précisément dans le souci d’unifier le Cameroun que sa vocation politique est née.

« Au Cameroun, le vivre ensemble n’est pas un fait parce  qu’on ne mange pas ensemble », déclare-t-Il avant de regretter le fait que « le Rdpc n’est plus un parti politique mais un instrument de l’Etat ».

Pour lui, le problème camerounais ce n’est pas le fédéralisme ou la décentralisation. C’est la mauvaise gouvernance. « Même si tu mets Jésus-Christ dans cette situation au Cameroun, le pays ne peut pas changer », confesse-t-il avant d’indiquer que cela ne justifie nullement la prise des armes contre la République.

« Nous pensons que pour changer ce régime, il faut le faire de l’intérieur. Ce régime a fait des Camerounais des mendiants dans leur pays »,

a-t-il conclu sentencieusement.

Léopold DASSI NDJIDJOU

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Check Also

Cameroun > Grève des enseignants: Suspension en rangs dispersés

Par Rostand TCHAMI Plusieurs mois après le début de la grève lancée par les enseignants du…