Home Politique Afrique Cameroun > An 60 de l’assassinat de Moumié : Le Moci sensibilise la jeunesse sur le nationalisme kamerunais
Afrique - Politique - Une - 9 novembre 2020

Cameroun > An 60 de l’assassinat de Moumié : Le Moci sensibilise la jeunesse sur le nationalisme kamerunais

Une Conférence-débat commémorative a été le tremplin vendredi dernier. Autour de Théophile Yimgaing Moyo, le président national du Mouvement citoyen (Moci), il y avait les nationalistes Henriette Ekwe, Jean Michel Tekam et Jean Claude Tchouankap.

 La commémoration de l’assassinat du président Roland Moumié est une interpellation dans la politique de sensibilisation de la jeunesse camerounaise aux faits historiques qui ont jalonné l’histoire de notre pays. Ce qui nous préoccupe aujourd’hui est la révolution qu’a entamée l’Upc depuis 1948 et qui continue jusqu’à certainement aujourd’hui encore car nous ne sommes pas totalement indépendants  sur les plans économique, politique et culturel ».

a décliné le leader du Moci à l’endroit de la jeunesse pour une prise de conscience de la bataille menée par upécistes nationalistes avant et après les indépendances

Comme on le voit, l’indépendance réelle et non factice du Cameroun était la préoccupation essentielle de cette conférence. Il a par ailleurs précisé que c’est un programme que le Moci tient régulièrement.

 Nous le faisons depuis chaque année, que la jeunesse camerounaise sache qu’il y a eu des nationalistes dans ce pays qui ont été  pour la plupart assassinés parce qu’ils ont voulu que notre pays  soit debout, indépendant et surtout uni ».

a-t-il insisté

Toujours en s’arrimant à l’histoire vers l’indépendance du Cameroun, il va rappeler que  le président Um Nyobe avait exigé en 1951 que le Cameroun recouvre son autonomie étant préalablement unifié. Personne ne l’a écouté et la crise dans le Noso en est une conséquence.

 On a vu tout à heure que le président Roland Moumié a été assassiné parce qu’il était nationaliste et qu’il voulait l’indépendance du Cameroun, parce qu’il était panafricain. Comme il était d’une intelligence au-dessus de la moyenne, la France l’a fait assassiner. On a élimé d’abord Um Nyobé en 1957, ensuite Félix Moumié en 1960 et on a encore éliminé Ernest Oundié en 1971 à Bafoussam ».

a déclamé Yimgaing Moyo, telle une oraison funèbre sur le mouvement nationaliste kamerunais

On a décapité le mouvement nationaliste, a-t-il reconnu,  mais je tiens à rassurer que nous sommes déterminés de continuer la lutte jusqu’à ce que le pays retrouve sa souveraineté sur les plans économique et politique, ce qui, reconnaît-il,  n’est pas le cas pour l’instant.

Il n’aura pas échappé qu’on écrit « Kamerun » et non « Cameroun », en référence à la grande entité unitaire allemande de 1884 à 1921, année où le pays est placé sous le mandat de la Société des Nations (Sdn). Par ailleurs, aux yeux du leader du Moci et de ses amis politiques, il y a conflit dans les deux régions anglophones parce que là, les populations demandent leur indépendance comme le revendiquaient les nationalistes mais pour tout le pays réunifié.

Engagement politique

 Nous aussi au Mouvement citoyen, nous nous battons pour un changement véritable au Cameroun. Non pas pour une alternance de personne dont ne cessent de clamer les troubadours et vagabonds politiques et c’est le cas en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Cameroun et j’en passe. En fait, cette alternance ne sera qu’une alternance des enfants d’une même famille politique, une alternance vide du projet politique ».

clarifie Yimgaing Moyo à l’unisson avec Henriette Ekwe et Jean Michel Tekam

C’est certainement pour cela qu’il a lancé une fatwah contre les pseudos opposants :

 que chacun prenne ses responsabilités et même une véritable lutte contre les pseudos opposants qui n’ont aucun état d’âme pour faire croire que le libéralisme fut-il communautaire ou socialiste peut sortir notre pays du joug du néocolonialisme ».

Le leader du Moci

Par ailleurs au cours de cette cérémonie, il a été présenté un micro film  émouvant sur les conditions et les circonstances de l’empoisonnement de Roland Félix Moumié le 3 novembre 1960 à Genève. Les exposés des autres panelistes ont tout autant retenu l’attention du public sur les dédales par lequel passe la souveraineté réelle d’un pays. Rendez-vous est pris l’an prochain pour une autre campagne de sensibilisation selon les termes du leader du Moci.

Léopold DASSI NDJIDJOU

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Check Also

Cameroun > Extreme-Nord: Des tensions intercommunautaires qui n’en finissent pas !

Déjà 19 morts depuis le début des affrontements Dimanche. Un Conflit intercommunautaires, …