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Afrique - 10 juillet 2021

Cameroun > Archéologie: Que sont devenus les pierres gravées anciennes saisies au États-Unis

Il y’a quelques temps des pierres taillées entre 200 et 1.000 ans avant Jésus Christ etaient saisies aux Etats-unis d’Amérique et en provenance du Cameroun.

Les douanes américaines annoncaient alors avoir saisi à l’aéroport de Miami d’anciennes pierres sculptées en provenance du cameroun, connues sous le nom de monolithes d’Ikom. Elles sont arrivées selon la douane américaine aux États-Unis en utilisant de faux documents.

Des experts révèlent que ces pierres ont été taillées entre 200 et 1.000 ans avant Jésus Christ. Une déclaration faite dans un communiqué du service des douanes et de la protection des frontières des Etats-Unis .

Si la douanes americaine n’a pas indiqué combien de ces pierres, véritable trésor archéologique , avaient été saisies.

Elles ont tout de même précisées avec autorités américaines qu’elles seraient « rapatriées » au Cameroun. Les monolithes d’Ikom proviennent d’une région proche de la ville du même nom, dans le sud du Nigeria, frontalier du Cameroun.

Selon l’Unesco , ces monolithes en pierre volcanique gravée comportent « une forme d’écriture et un système complexe d’informations codifiées » et « chaque pierre, comme une empreinte digitale, est unique ».

Cette saisie est « le dernier exemple » des efforts réalisés afin de « mettre en œuvre les lois internationales sur le rapatriement des objets anciens », s’est félicité Robert Del Toro, responsable des douanes à l’aéroport international de Miami.

Elles seraient « rapatriées » au Cameroun.

Les monolithes ou monolithes de bakor sont des pierres volcaniques gravées venant du village d’Alok dans les environs d’ikom et au Nigeria. Ils sont appelés localement akwasnshi ou atal.

Ils se composent d’un groupe d’environ trois cents sculptures situées au nord-est du village d’Ikom, dans une région occupée par cinq factions Ekoi du Nord. Ce sont des pierres dressées anthropomorphes qui mesurent un peu moins d’un mètre à un peu plus d’un mètre cinquante et ornées d’inscriptions non encore déchiffrées.

La tendance diplomatique actuelle aux Etats Unis d’Amérique est à la restitution d’œuvres d’art africaines spoliées sous les régimes coloniaux, le patrimoine culturel du continent noir n’échappe pas, en contrepoint, à un pillage plus contemporain notait jeune Afrique.

Les monolithes saisis à Miami devraient donc être rapidement rapatriés au Cameroun. Mais jusqu’ici rien ne filtre sur la suite accordée. Alors que l’on annonçait pour quelques mois le rapatriement d’objets anciens pourraient rejoindre le Cameroun et notamment en provenance de collections françaises.

Elle sont recensées dans le musée parisien du Quai Branly et qui regorge plus de 7 800 œuvres camerounaises, sur les 70 000 pièces que compte ce lieu d’exposition dit « des Arts et Civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. 

Pierre Laverdure OMBANG

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