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Afrique - 4 novembre 2021

Cameroun > Arrestation de Clotaire Nguedjo: Le Pcrn tient à défendre ses amis

La porte-parole du président Cabral Libii, Anne Féconde Biloa Noah a signé un communiqué.

Sur instruction du président national du Pcrn, l’honorable Cabral Libii, je me suis rendue à Douala mardi 02 novembre 2021. Ma mission avait pour objet de m’enquérir de la situation de notre camarade réconciliateur Clotaire Nguedjo, gardé à vue à la Brigade de gendarmerie de Ndogdbat à Douala, depuis le 1er novembre 2021 et déféré le 2 novembre 2021 devant Monsieur le procureur de la République de Douala-Ndokoti. J’étais accompagné des Avocats commis par le parti pour la défense de notre camarade à savoir Maîtres Bebey René Roger et Nyemb Arnaud. La première question qui viendrait à l’esprit de tout un chacun est de savoir pourquoi cette implication du parti dans une affaire aux allures pourtant judiciaires.

En effet, comme vous l’aurez constaté, nos camarades les nommés : Batoum Jean Louis, Messey Fritz Frantz, Clotaire Nguedjo et Louis Bapès, notre parti et son président font l’objet depuis des mois d’un acharnement et harcèlement des personnes se réclamant proches du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, sous prétexte de demander justice pour la regrettée Mirablelle Lingom.

Ils vont jusqu’à porter à la légère des accusations d’une extrême gravité comme le viol et l’assassinat de cette jeune dame. Sans pour autant y apporté le moindre contenu, et encore moins un commencement de preuve.
C’est cette multiplication d’accusations grossières et mensongères, qui a amené les camarades Fritz Messey et Clotaire Nguedjo a déposé respectivement des plaintes pour diffamations, injures publiques, dénonciation calomnieuse, menaces, contre leurs auteurs tant devant les autorités de police judiciaire camerounaise que française compétentes en ce qui concerne un des délateurs vivant à l’étranger.

Alors qu’ils attendaient les suites légales de leurs plaintes, le camarade Clotaire Nguedjo recevra le 1er novembre 2021 un appel de la gendarmerie de Ndogbat à Douala, lui demandant de s’y rendre afin de récupérer les références de transmission au parquet de Ndokoti, de la plainte qu’il a déposé dans cette unité quelques jours plutôt contre un militant du Mrc. Arrivé sur les lieux, il lui sera présenté un mandat d’amener du parquet de Douala-Ndokoti avec pour motif : Détention sans droit. C’est la curiosité de ce motif qui poussera nos Avocats à solliciter une rencontre avec Monsieur le procureur de Ndokoti.

J’étais présente pour porter les explications d’instrumentalisation politique à la base de ces fausses dénonciations.
De cette rencontre, il a été constaté :
1- L’inexistence d’une plainte de la regrettée Mirabelle Lingom pour des faits de viol, ni de rétention sans droit. Il s’agirait tout simplement des inventions des cyber-communicants de nos adversaires politiques.
2- L’absence d’une quelconque convocation préalable du camarade Clotaire Nguedjo pour répondre des faits qui lui seraient reprochés.

3- L’absence d’audition de notre camarade Clotaire Nguedjo. Pourtant le but d’un mandat d’amener est d’auditionner la personne poursuivie.

Et à la fin de l’audition, le mandat d’amener ne produit plus des effets.

Article 14 — (1) Le mandat d’amener est l’ordre donné aux officiers de police judicaire de conduire immédiatement devant son auteur, la personne y désignée. Il est exécuté conformément à l’article 27 ci-dessous. (2) a) Le signataire du mandat entend la personne concernée aussitôt qu’elle lui est présentée. b) Le mandant d’amener cesse de produire ses effets à la fin de l’audition. En réalité, nous ne pouvons pas vous dire exactement pourquoi notre camarade Clotaire Nguedjo est gardé à vue.
Supposons qu’il serait poursuivi pour assassinat comme le clament nos adversaires politiques, il s’agit d’un crime qui relèverait plutôt de la compétence du tribunal de grande Instance du Wouri. Ce qui n’est pas le cas. Il est poursuivi devant un tribunal de première instance. Les informations selon lesquelles, il serait donc poursuivi pour meurtre ou assassinat de Mirabelle Lingom sont dès lors fausses, il s’agit tout simplement d’émouvoir l’opinion publique.
S’agissant du viol, il n’existe aucune plainte de la regrettée Mirabelle Lingom pour des faits de viol. Aucun des camarades poursuivis n’a jamais été entendu sur des faits portant sur ce prétendu viol. Aucun rapport médical n’existe dans le dossier démontrant que la Mirabelle Lingom a été victime de viol et que c’est suite à ce viol qu’elle est décédée.

Bref, le harcèlement et les fausses accusations de ces concurrents politiques qui voient en la politique un champs de guerre et non pas la confrontation des offres politiques, ont pour seul dessein de ternir l’image de notre parti et de son Président National, ne sont basées sur aucun fait. Chose tout aussi curieuse et preuve d’une affaire politique judiciarisée, la publication des mandats d’amener décernés par le parquet, alors qu’il est de droit établi que les actes d’enquêtes ou d’instruction sont couverts par le secret.
Comment ça se fait que nos concurrents politiques détiennent ces mandats d’amener ? Ce qui permet de conclure que nos concurrents politiques et leurs réseaux de communication non avoués, mais assumées sur les réseaux sociaux, ont des complicités dans le circuit judiciaire ; et qu’ils tentent d’instrumentaliser la justice républicaine, à des fins de destruction d’un concurrent politique, incapable de le battre sur le champ des idées.
Ayant constaté que certaines informations sur cette affaire rocambolesque, pleine de péripéties, n’ont pas été portées à sa connaissance, et pour éviter une justice à la hussarde, Monsieur le procureur a demandé que notre camarade soit retourné à la Brigade, pour être enfin auditionné et confronté aux accusations qui seraient portées contre lui, même en l’absence d’une plainte. L’information véhiculée par les cyber-communicateurs attitré de nos adversaires politiques, publiées ce matin, selon lesquelles le camarade Clotaire Nguedjo sera détenu tant que ses autres camarades ne se présentent est erronée.
Encore que si tel était le cas, il s’agirait d’un abus et une violation des droits grave des droits d’un justiciable appelée, à faire le travail d’interpellation des autorités habiletés. Il s’agirait alors d’un acte de torture. En attendant la suite de cette affaire, le Président National du Pcrn L’honorable Cabral Libii, et le bureau politique du parti appellent nos camarades à rester sereins : Clotaire Nguedjo, Jean-Louis Batoum, Fritz Frantz Messey et Bapès ne sont ni des violeurs, ni des tueurs. Nos avocats commis pour leur défense sont à l’œuvre et continueront d’apporter toutes les clarifications nécessaires à la justice et mettre un terme à cette cabale.
Et nous avons bon espoir que la justice sera rendue et le droit dit dans cette affaire montée de toutes pièces. Comme vous le savez, le Pcrn met un accent sur le respect de la république et de ses institutions parmi lesquelles notre justice. La décision de Monsieur le procureur de Ndokoti de faire auditionner notre camarade est déjà en soi une victoire de la vérité, là où nos adversaires qui avaient prédit le dépôt direct de notre camarade à New- Bell, le 02 novembre 2021, en l’absence de toute plainte, sans avoir été auditionné, sans un certificat médical établissant un viol, sans aucune preuve d’assassinat de la regretté Mirabelle Lingom, cette dernière étant décédée dans un hôpital de suite de maladie.
Nos autres camarades dont Jean-Louis Batoum, Fritz Frantz Messey, Bapès se présenteront à la justice. Ils ne sont pas en cavale comme annoncé par des cyber-harceleurs, communicants de nos concurrents politiques. Nous vous tiendrons informés de l’évolution de cette affaire.»

Antoine Bivana

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