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Cameroun > Assassinat: Décès trouble d’un journaliste dans le domicile d’un sous-préfet

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Le correspondant local d’équinoxe television s’y était rendu pour un conseil municipal.Les autorités administratives de Bafia veulent étouffer l’affaire!

Lundi 29 juin 2020, le sieur Salif Adari Nyama, communicateur / journaliste à la radio Région Fm, une radio à Bafia, chef-lieu du département du Mbam et Inoubou, s’est rendu dans l’Arrondissent de Deuk, département du Mbam et Inoubou, pour la couverture des travaux du conseil municipal de la commune de Deuk, située à 35 km de la ville de Bafia, pour le compte de sa radio et de la chaine de Télévision privée, Équinoxe TV.

Y étant, il a décidé de passer la nuit à la résidence du Sous-préfet, le Sieur Paulin Frank Mendomo, Secrétaire d’Administration Principal, avec qui il entretenait des relations, en attendant les travaux en plénière du 30 juin présidés par le préfet du Mbam et Inoubou, autorité de tutelle.

L’infortuné de son vivant.

Dans la soirée du 29 juin, il s’est entretenu avec un ami enseignant et d’autres personnes à la résidence du sous-préfet jusqu’à 4h 03mn du matin, où il est allé se coucher dans la chambre à lui indiquée par le chef terre.

Le matin, vers 6h, il sera découvert sans vie dans sa chambre, alors qu’il ne présentait aucun malaise quelques heures auparavant.

Il est évident que tout s’est déroulé entre 4h et 6h du matin dans la chambre à la résidence du sous-préfet, pour celui qu’on présente comme militant du Mrc.

Alerté aussitôt, le parton des lieux a ordonné le déplacement de la dépouille sans attendre les constatations d’usage indispensables par les autorités compétentes dont un médecin légiste et le Procureur de la République;

Sa famille, qui a observé le corps à son arrivée à Bafia, affirme qu’il présentait des lésions de violence avec un bras, la mâchoire et une côte cassés;

Autour de 16h30, malgré la rigidité cadavérique de plusieurs heures, une rivière de sang a jailli de ses orifices.

Madame Elo Ndjassi Charlotte épouse Eteme Elanga, Procureur de la République près les tribunaux d’instance de Bafia, a immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête par la compagnie de gendarmerie du Mbam et Inoubou, à Bafia;

Au terme de l’enquête préliminaire dont les PV ont été transmis au parquet, rien n’a filtré des circonstances du décès du journaliste et l’Autopsie médico-légale, requise par la justice qui devait être réalisée par un médecin légiste aux fins de faire parler le corps sur ses derniers instants de vie n’a jamais été pratiquée jusqu’au moment des présentes écritures;

L’ong Mandela Center International soupçonne la volonté des autorités de Bafia d’empêcher la manifestation de la vérité dans cette morte suspecte.

Le droit à la vie est le premier et le plus fondamental de tous les droits de l’homme, et est protégé par plusieurs traités internationaux, notamment : La Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966), les Conventions de Genève (1949), la Convention européenne des droits de l’homme (1950), la Convention américaine relative aux droits de l’homme (1969), la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (1981) ,

Rappelle Jean Claude Fogno, Secrétaire exécutif de ladite Ong.

Que selon le droit international des droits de l’homme, l’État camerounais a l’obligation de respecter et de faire respecter le droit à la vie : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne » (Déclaration universelle des droits de l’homme); « Le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Ce droit doit être protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie » (Pacte international relatif aux droits civils et politiques),

poursuit-il. Et exige que justice soit faite.

Mandela center condamne, avec des termes très durs, la volonté des autorités de Bafia de ne pas faire toute la lumière sur cette affaire.

Elle exige, avec fermeté, du gouvernement camerounais, une Autopsie médico-légale immédiate par un médecin légiste en présence des ayants droit du défunt journaliste; recommande vivement au gouvernement Camerounais de se conformer scrupuleusement aux engagements internationaux suscités en vue de la protection effective des droits fondamentaux ainsi violés au quotidien avec le culte de l’impunité.

Iliassou Chirac Kpoumié


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