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Cameroun > Assemblée nationale: 13 maladies à éradiquer dans le programme élargi de vaccination !

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Mieux informer la représentation nationale et, à travers elle, la population sur la problématique de la vaccination afin de lever tous les préjugés et équivoques.

c’est l’objectif de la séance plénière spéciale consacrée à la vaccination et à l’hygiène en matière de sa santé publique. Selon les statistiques présentées en ce moment par le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, treize maladies sont ciblées dans le programme élargi de vaccination.

Parmi les 13 maladies ciblées dans le programme élargi de vaccination, figurent, entre autres, la tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, l’hépatite virale B, la rougeole, la rubéole, la poliomyélite, la fièvre jaune, l’infection à human papilloma virus. Ce programme élargi de vaccination déroulé par le ministre de la Santé publique a pour mission de contribuer à la prévention, au contrôle, à l’élimination et à l’éradication des maladies évitables par la vaccination.

Le but est d’accroître la couverture vaccinale de la population et de contribuer à réduire la morbidité et la mortalité infantile et infanto-juvenile. La séance plénière spéciale consacrée à la problématique de la vaccination et à l’hygiène en matière de santé publique a pour but de sensibiliser les députés et, par ricochet, l’opinion publique nationale sur l’importance de la vaccination et ses effets positifs, de porter le plaidoyer sur cette question essentielle de santé publique et d’envisager les perspectives d’indépendance vaccinale du Cameroun sur le double plan du financement et de production des vaccins.

Dans leurs allocutions, les ministres de la Santé publique (Minsanté) et de L’Education de base (Minedub) ont, tous les deux, relevé les bienfaits de la vaccination, laquelle se heurte, aujourd’hui, à des préjugés et à une certaine désinformation portée principalement par les réseaux sociaux. Toute chose, expliquent Manaouda Malachie et Laurent Serge Etoundi Ngoa, “qui entraîne des réticences et une montée des sentiments anti-vaccination contrairement à l’adhésion sociale des années précédentes”.

L’on se souvient, ces dernières semaines, que certaines voix se sont opposé dans le pays à la méthode de prévention contre le virus du papilloma humain(anti Hpv), responsable de l’affection semant la confusion chez les familles. Depuis son introduction dans la routine du programme élargi de vaccination au Cameroun en octobre 2020, le vaccin “Gardasil”, administré aux jeunes filles pour lutter contre certaines infections à papilloma virus potentiellement cancérigènes, fait l’objet de controverses. L’une des première salves est venue du vicaire général du diocèse d’Obala, Mgr Luc Onambele, interdisant l’administration du vaccin dans les structures relevant de l’unité religieuse. Sur le fond, les opposants au vaccin anti-Hpv s’interrogent sur son utilité, son efficacité et se préoccupent de ses éventuels effets secondaires.

Serge Aimé Bikoi


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