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Afrique - 22 juin 2021

Cameroun > Assemblée nationale: Pour une promotion et protection des droits l’homme

Telle est l’objectif d’un conclave qu’il y a eu ce mardi 22 juin 2021 entre la Commission des lois constitutionnelles et la Commission des droits de l’homme du Cameroun(Cdhc).

Les chiffres sont effarants.  40.000 morts en 2017 dont 60% par suicide et 40% par homicide,  soit en moyenne 3334 morts par mois et 112 par jour. C’est James Mouangue Kobila, le président de la Cdhc qui annonce la triste nouvelle. L’évocation de ces chiffres lugubres sonne comme un rappel de la sage décision prise par les dirigeants de la Chambre de la tenue des réunions par toutes les Commissions parlementaires au cours de chaque session.

C’est le président de la Commission des lois constitutionnelles qui a du reste  pris l’initiative d’inviter la Cdhc à cette réunion d’échange. Une opportunité donnée à cette institution de présenter ce qu’elle est, ses missions et ses spécificités aux élus de la Nation aux fins d’établir avec l’Assemblée nationale

« des relations de collaboration et de mettre en place des cadres pérennes de concertation afin de mieux promouvoir les droits de l’homme et de mieux protéger les droits des citoyens »,

comme l’a si bien indiqué Zondol  Hesesse, le président de la Commission des lois constitutionnelles de l’Assemblée nationale. Poursuivant dans son allocution de circonstance, le patron de cette Commission a ajouté que parmi les attributions de la Commission des lois constitutionnelles, figure bien la responsabilité des droits de l’homme et des libertés.

« C’est ce qui justifie l’enthousiasme avec lequel nous avons accepté cette invitation, parce que les principes de Belgrade prévoient un cadre de concertation entre les institutions nationales des droits de l’homme et le parlement, c’est donc l’occasion d’amorcer la mise en œuvre de ces principes de Belgrade »,

confie un expert de la forte délégation de la Cdhc qui a accompagné James Mouangue Kobila.

« La rencontre d’aujourd’hui est donc l’occasion pour les parlementaires d’échanger avec cette grande institution nationale des droits de l’homme qui dirige James Mouangue Kobila professeur de droit public que je tiens à remercier sincèrement.  Avant d’être nommé à la tête de la Commission, le professeur était vice-président de la commission depuis 2014. Il était également vice-recteur chargé de la recherche de la coopération et de la relation avec le monde des entreprises à l’université de Douala, avant son entrée à la Commission »,

a précisé avec emphase le député qui préside la Commission parlementaire. 

Respect des droits de l’homme au cœur du développement

« Les Ong sont souvent les vecteurs qui faussent la compréhension et parfois sabotent la noble cause des droits de l’homme », selon le président de la Cdhc. Ces institutions nationales privées en charge des droits de l’homme n’ont pas toujours toute l’expertise nécessaire  pour dresser un rapport équilibré de la situation des droits de l’homme au Cameroun. Il a ainsi précisé que leurs différents rapports sont souvent biaisés en défaveur de l’Etat qui est perçu le plus souvent comme l’acteur principal de la violation des droits de l’homme au Cameroun. Ce qui déteint fortement sur la perception du Cameroun par ka Communauté internationale. Un pays réputé violeur des droits de l’homme sera de ce fait traité avec des égards dans la lutte contre le sous-développement.

Dans la foulée, il a indiqué que les Ong universelles sont plus crédibles dans les rapports qu’elles dressent grâce aux compétences et à la technicité qu’elles regorgent en leur sein. Les droits de l’homme touchent tous les secteurs de la société. Ne dit-on pas souvent qu’il ne peut pas avoir de développement sans le respect des droits de l’homme ? Et dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme au Cameroun, le parlementaire joue un rôle important.

« C’est pourquoi avec l’accompagnement du Secrétaire général de l’Assemblée nationale, il nous a semblé utile de demander  à Mr le président de la Commission des droits de l’homme au Cameroun de bien vouloir entretenir les membres de la Commission des lois qui est la commission chargée des droits de l’homme au niveau de l’Assemblée nationale, de les entretenir sur les activités de cette importante institution »,

a renchéri Zondol  Hesesse.

Par la suite il a fait un rappel historique de l’institution camerounaise des droits de l’homme qui a connu une grande évolution. Elle est passée par la Commission des droits de l’homme qui siégeait au Premier ministère à la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés et aujourd’hui, la Commission des droits de l’homme du Cameroun.

Léopold DASSI NDJIDJOU

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