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Afrique - 13 juillet 2021

Cameroun > Banditisme d’Etat: Wilfried Ekanga pleure l’argent du contribuable

Dans sa tribune publiée le 12 juillet 2021 sur Facebook, le politologue dénonce le pillage des ressources.

« La mafia des malfrats. Le crépuscule du parrain. 180 milliards auraient largement suffi pour construire une cinquantaine d’hôpitaux dotés d’équipements nécessaires pour soigner leur président momifié, »

introduit Wilfried Claude Ekanga.

De l’avis de l’écrivain essayiste, les patriotes en wamakoulisme se réjouissent que l’argent de leurs impôts et des bailleurs de fonds serve à des fins privées dans des cliniques étrangères, pendant que leurs propres enfants meurent par manque de couveuses à Douala, la ville la plus industrialisée du pays.

Ekanga regrette le fait que des Camerounais tombent comme des mouches, faute de plateau technique ou de couverture assurance maladie. De plus, le Cameroun est le seul pays au monde où le train express est plus lent que la marche à pied. Et comme chantait l’autre :  » Même les quartiers voisins du palais ne sont pas éclairés mama eh. »

« Pour les patriotes wamakouliens, soutenir un mercenaire [Paul Biya] (ndlr) sans scrupule qui torture et élimine dans les prisons ceux qui ne pensent pas comme lui, c’est cela le patriotisme, »

ironise le spécialiste des questions internationales.

D’après Claude Ekanga,  pour être patriote, il faut dire :  » C’est bien fait pour lui ! » lorsque Emile Bamkoui et Galax Etoga font disparaître le corps de Samuel Wazizi après l’avoir copieusement mutilé comme un hérisson. Et il faut scander le nom de ceux qui facturent les 11 kilomètres de l’axe Yaoundé-Nsimalen à 100 milliards, sans pour autant le finir en 7 ans de travaux.

« Les sommes colossales économisées par l’Etat du Cameroun depuis le dernier séjour de Biya à Genève il y a deux ans, auraient pu servir à bitumer toutes les allées du quartier Mokolo qui ressemble à une affreuse termitière perdue dans le XXIe siècle. Mais à la place, elles ont financé les chambres de ses enfants à 30000 euros la nuit au Plaza Athénée à Paris, »

observe Ekanga.

Antoine Bivana

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