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Afrique - 6 août 2021

Cameroun > Boko Haram et Crise Anglophone: Selon Jeune Afrique, les soldats se plaignent des longs déploiements en première ligne et du manque de ressources matérielles.

Le Journal panafricain a récolté de nombreux témoignages de soldats qui exposaient les difficultés qu’ils rencontrent lors desdits déploiements.

Depuis sa création, l’armée républicaine n’a jamais été autant sollicitée que ces 5 dernières années. Pendant cette periode, la grande muette a  été déployée dans plusieurs zones de conflits, notamment dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest pour contrer l’avancée des miliciens séparatistes,  et dans l’Extrême-Nord,  pour lutter contre la secte islamiste Boko Haram.

Cette immersion prolongée dans l’horreur de la guerre a eu d’importantes repercussions sur le mental de nos soldats. Même s’ils continuent à servir le pays avec dévotion, plusieurs d’entre eux manifestent  néanmoins des signes d’agacement. C’est du moins ce que semble indiquer le magazine Jeune Afrique dans un article paru sur son site internet le mardi 3 août 2021.

D’après le media fondé par Bechir Ben Yahmed, une grogne sourde couve au sein de l’armée. Les soldats se plaignent des longs déploiements en première ligne et de la modicité des ressources materielles mises à leur disposition.

« Nous sommes déployés pour une durée d’un à trois mois en théorie, mais en pratique, nous restons un an à dix-huit mois en première ligne», révèle un militaire membre de la Force multinationale mixte (Fmm– Cameroun, Niger, Nigeria et Tchad), à Jeune Afrique.  La même source indique en sus, que «d’autres soldats quittent le front du Nord pour être directement envoyés dans les régions anglophones».

Une situation dont l’un des corollaires est la recrudesnce des cas d’indisciplines de militaires «épuisés».

 «La colère des militaires engagés dans la lutte contre Boko Haram trouve écho chez ceux déployés dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Des témoignages recueillis auprès de ces derniers complètent la litanie d’écueils que rencontrent les soldats sur le terrain. Outre la sempiternelle question des rotations, ils évoquent la modicité des ressources matérielles mises à leur disposition et l’irrégularité des primes»,

indique le magazine  panafricain.

La perte de 13 soldats lors de deux attaques consécutives de la secte islamiste Boko Haram dans les localités de Sagme et de Zigué la semaine dernière, les assassinats répétés des membres des forces de defense et de sécurité dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, ainsi que de nombreuses exactions contre les civils imputées à l’armée par plusieurs Ong,  sont venus renforcés ce sentiment de lassitude, pense Jeune Afrique.

Paul Tcheg

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