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Cameroun > Refonte du code électoral: Pourquoi le Rdpc voit-il cela comme un fantôme

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Il est clair qu’à la lumière discours de Maurice Kamto, deux points déterminent l’organisation des nouvelles consultations électorales populaires.

Il s’agit de la résolution du conflit armé dans les zones anglophones et la réforme consensuelle du code électoral. La refonte de la loi électorale a, depuis des années, été une exigence des forces politiques de l’opposition camerounaise, mais le régime est resté inflexible aux propositions faites par bien par bien de leaders.

Même les sirènes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) ont tenté, lors de la tenue des assises du grand national, de proposer le toilettage du code électoral. Mais, jusqu’à ce jour, cette proposition substantielle faite par le sultan Ibrahim Mbombo Njoya est restée lettre morte, aucune force interne du parti au pouvoir n’ayant bougé jusqu’ici. Cette exigence est aussi posée par les formations politiques de l’opposition camerounaise depuis la création de l’Observatoire national des élections (Onel1 et 2) et depuis la naissance de Elecam. Des leaders qui émettent donc la proposition du toilettage de la loi électorale justifient que cette action permettrait de garantir la crédibilité et la fiabilité du processus électoral et donnerait les mêmes chances à tous les candidats engagés dans les différents scrutins. Dans les états majors des différentes entités politiques, l’une des priorités consiste à proposer une alternative au code électoral actuel truffé d’insuffisances.

La réforme de la loi électorale intègre plusieurs déterminants au rang desquels figurent l’introduction d’un bulletin de vote unique, la redistribution des circonscriptions et l’informatisation complète du processus électoral. A ces trois invariants, d’autres figures politiques avaient ajouté une biométrie intégrale, l’exploitation d’identification de la Délégation générale à la sûreté nationale (Dgsn) pour établir le fichier électoral. Dans cette dynamique d’offre de propositions, le Mrc, le Sdf, l’Udc, le Purs, l’Offre orange, etc avaient émis le voeu que la majorité électorale soit réduite à 18 ans et que le vote soit obligatoire pour les Camerounais ayant atteint cette majorité. Pour ce faire, des leaders de ces formations politiques ont soutenu que la nationalité camerounaise doit être inaliénable pour permettre le vote des compatriotes ayant une ou plusieurs nationalités.

Autre proposition non des moindres l’élection présidentielle à deux tours et que la proclamation des résultats soit faite par l’organe chargé de contrôler le processus électoral le jour de la tenue des consultations électorales. Autres éléments à ajouter le retour au quinquennat et la limitation du mandat présidentiel. Des propositions qui impliquent, sans conteste, la révision de la constitution. Aussi y a-t-il, en termes d’exigences, la refonte du conseil électoral d’Elections Cameroon, en particulier sa composition, afin de faire de cet organe une structure indépendante et non constituées davantage des figures politiquement affiliées au parti au pouvoir.

Lépold Dassi Ndjindjou


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