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Afrique - Non classé - 10 décembre 2021

Cameroun > Conac: Massi Ngams affûte la presse contre la corruption

C’était autour d’un atelier à l’occasion de la 8ème journée internationale de la lutte contre la corruption.

Cette journée a donné l’opportunité à la Commission nationale anti-corruption (Conac), d’organiser un atelier de formation des journalistes comme sentinelles de lutte contre la corruption.
Ce jeudi 9 décembre 2021, au siège de la Conac, les femmes et hommes de médias ont suivi religieusement les quatre modules inscrits au programme de cette journée marathon.

« Votre droit, votre défi : dites non à la corruption », est le thème retenu par les Nations unies et met en évidence, comme l’a reconnu le maître des céans, Dieudonné Massi Ngams, les droits et les devoirs de chacun. De ce fait, sont concernés, « Les Etats, les responsables gouvernementaux, les fonctionnaires, les forces de l’ordre, les médias, le secteur privé, la société civile, les universités, le public et les jeunes dans la lutte contre la corruption », a-t-il indiqué dans son speech d’ouverture.

« Journalistes : sentinelles contre la corruption ; de l’article de presse à l’enquête ; la lutte contre la corruption dans la production des contenus médiatiques : rôle du Conseil national de la communication ; les médias comme piliers d’intégrité dans la lutte contre la corruption », sont les quatre thèmes ou modules qui ont encadré l’atelier.

Alfred Etom, le Coordonnateur de la stratégie nationale de lutte contre la corruption à la Conac, a exposé le premier module. Les deux axes majeurs ont porté sur les devoirs et les défis du journaliste. Bien entendu qu’il a pris le bon soin de circonscrire le champ sémantique de la définition du journaliste. Les « journalistes du Hilton » en ont eu pour leur grade.

En ce qui concerne la thématique « de l’article de presse à l’enquête », la charge est revenue à Richard Evina Engolo, commissaire divisionnaire, coordonnateur de la Division des investigations à la Conac, d’éclairer les journalistes sur les attentes pour attaquer le mal (corruption) dans la production journalistique. Il a par ailleurs attiré l’attention des journalistes sur la dérive des dénonciations calomnieuses. Un sérieux problème auquel est confronté la Conac, car non seulement les enquêteurs perdent temps énergie sur des fausses pistes, mais aussi l’institution dépense de l’argent pour rien.

Si la Conac protège ses sources journalistiques dans les dénonciations directes, il en va autrement quand il est question des dénonciations calomnieuses. Le troisième thème a été exposé par Alain Denis Mbezele du Conseil national de la communication (Cnc). Sa présentation a été des plus houleuses car au fait des us et coutumes du monde des médias, il a concentré des tirs sur les attitudes répréhensibles dans le monde des médias, sur le comportement des journalistes.

Selon lui, le corps des journalistes est le seul qui supporte et protège en son sein les brebis galeuses. Entre lecture des textes et dénonciations factuelles, l’employé du Cnc n’est pas allé du dos de la cuillère pour rappeler aux journalistes les principes qui encadrent la déontologie. La dernière communication qui portait sur « les médias comme piliers d’intégrité dans la lutte contre corruption », a été l’œuvre d’Irène Morikang Tche, chef de la prévention et de la communication de la Conac. Une présentation qui a concerné les valeurs comme la morale, l’éthique et l’intégrité qui doivent animer les journalistes.

Dans un discours franc et sincère, on se serait cru en face d’un pasteur qui interroge à la lumière des saintes écritures la consistance intérieure de chaque journaliste dans son exercice au quotidien. L’intégrité et toutes ces valeurs ne sont jamais un acquis, mais un défi permanent de chaque jour. A la fin des exposés, les séminaristes se sont mis en petits groupes pour faire une évaluation de l’atelier. C’est avec une attention particulière que Dieudonné Massi Ngams a noté les différentes propositions. Dans sa Déclaration de clôture, il a rappelé que la Conac est une maison ouverte aux journalistes tout comme les différentes propositions seront prises en compte à coup sûr.

Léopold DASSI NDJIDJOU

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