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Cameroun > Coronavirus et santé alimentaire: “Pas de situation de famine”.

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Gabriel Mbairobe s’est appuyé sur les résultats de l’analyse du cadre harmonisé de sécurité alimentaire réalisée au mois de mars 2020 sur 58 départements des 10 régions camerounaises. Au cours de ce point de presse, relatif au lancement de la campagne agricole 2020 dans la zone méridionale du Cameroun, le Minader reconnaît que cet événement intervient dans un contexte marqué par la crise sanitaire mondiale due au Coronavirus.

Relativement à la pandémie du Covid-19, qui affecte le Cameroun et son lot de contraintes, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) relève qu’il faut craindre, à moyen et à long terme, des conséquences sur le secteur agricole. Entre autres répercussions, figurent la menace sur la sécurité alimentaire, la nutrition, les revenus des entrepreneurs agricoles et des petits producteurs, les flambées des prix des denrées alimentaires et la diminution de l’offre des produits dans les marchés urbains et ruraux du fait des restrictions de la mobilité interurbaine. A cause de cette avalanche de conséquences, le Minader soutient que le rôle du Cameroun, en tant que pourvoyeur de produits agroalimentaires, consiste à renforcer la résilience de l’agriculture camerounaise. Question de continuer à assurer aux populations locales, durant la campagne agricole en cours, la sécurité alimentaire et les revenus indispensables à leur bien-être et au développement de la nation. “Pour ce faire, ajoute G. Mbairobe, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a développé un plan de réponse avec des actions articulées autour de quatre axes majeurs combinant la réponse opérationnelle sectorielle à la réponse sanitaire”. Il s’agit de réduire le risque de pénuries alimentaires à travers le développement des cultures vivrières à cycles courts, de consolider les acquis de la filière cacao afin de continuer à assurer les revenus aux agriculteurs et approvisionner l’économie nationale en devises. Aussi est-il question, ajoute-t-il, d’améliorer l’accès aux marchés, assurer la sécurité sanitaire des produits agricoles et de garantir la survie des entrepreneurs agricoles et des petits producteurs face au Covid-19.

En ce qui concerne la réduction des risques de pénuries alimentaires par le développement des cultures vivrières à cycles courts, six spéculations stratégiques sont ciblées par le Minader, à savoir le manioc, le maïs, le riz pluvial, la banane plantain, la pomme de terre et la tomate.


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