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Société - 2 semaines ago

Cameroun > Covid-19: Malachie Manaouda risque gros avec le “Corocur” sur le marché

La médecine traditionnelle et la médecine moderne s’affrontent curieusement sur le terrain africain et ont pourtant beaucoup à apprendre l’une de l’autre malgré leurs différences.

La médecine traditionnelle doit reprendre sa place, il est désormais une évidence claire avec la pandémie mondiale liée au Corona virus. Si Pendant des millénaires, des malades à travers le monde ont été soignés à l’aide de médicaments à base de plantes et de matière animale transmis de génération en génération. Il est fort de comprendre que il faudrait définitivement mettre fin aux antagonismes entre ces deux médécines pourtant complémentaires .

En Afrique et en Asie, 80 pour cent de la population continue d’utiliser des médicaments traditionnels plutôt que des médicaments modernes pour les soins de santé primaires.

Dans les pays développés, la médecine dite traditionnelle devient de plus en plus populaire. Selon les estimations, jusqu’à 80 pour cent de la population s’est déjà essayé à des thérapies comme l’acupuncture ou l’homéopathie. Et une enquête menée au début de cette année a établi que 74 pour cent des étudiants américains en médecine pensent que la médecine occidentale aurait intérêt à intégrer les thérapies et pratiques traditionnelles ou alternatives.

Sauf que ailleurs le problème ne se pose pas comme en Afrique. Car en Chine tout est lié à la médecine traditionnelle chinoise qui s’est même exportée naturellement à travers le monde . Ces produits innondent les marchés et gagne désormais des parts sur le circuit de la vente médicament.

Le secteur du médicament qui pèse lourd financièrement. En 2005, les ventes de médicaments traditionnels en Chine se sont élevées à US$ 14 milliards.  En 2007, le Brésil a vendu des thérapies traditionnelles pour US$ 160 millions, et le marché mondial se chiffre à plus de US$ 60 milliards.

Une vérité indubitable s’impose désormais.

Avec la pandémie a Corona virus qui a fait des millions dès morts a travers des morts et dont on en compte encore dans certains pays d’Europe , l’hécatombe annoncée en Afrique n’est jusqu’ici jamais arrivée , car à la vérité la médecine moderne manque cruellement de nouveaux traitements.

Il faut plusieurs années pour qu’un nouveau médicament franchisse toutes les étapes de la recherche et de la fabrication, ce qui engendre un coût énorme.

La difficile découverte d’un vaccin sur le coronavirus en est à l’évidence la preuve de ce que la médecine dite conventionnelle sont couteux.

La progression de la résistance aux médicaments est en partie le résultat de leur mauvais usage, qui a rendu inutiles beaucoup d’antibiotiques et d’autres médicaments qui sauvent la vie selon des experts.

A travers le monde, depuis quelques temps chercheurs, décideurs politiques, sociétés pharmaceutiques et guérisseurs traditionnels unissent leurs forces pour faire entrer la médecine traditionnelle dans le 21è siècle.

Qu’est ce qui bloque pour la médicine Africaine ?

Le problème avec la médecine traditionnelle c’est que souvent sa conception varie en fonction des personnes. La meme plante médicinale peut être classée comme aliment, complément alimentaire ou plante médicinale, en fonction de l’endroit où l’on se trouve dirait-on .

L’absence de règlementation implique qu’il existe autant de faux médicaments et de faux praticiens que de traitements authentiques. Et cela peut avoir des conséquences irrémédiables.Sauf que , le faux en médicament existe bel et bien partout .

L’influence des firmes pharmaceutiques

Alors le que ministre de la santé Malachie Manaouda vient de signer un agrément autorisant , L’adjuvant Corocur , dans le traitement du coronavirus de fabrication camerounaise et désormais sa mise sur le marché. Il faut s’interroger sur les repercussions et scruter les influences qui pourraient arriver des firmes mondiales qui défendent becs et ongles leurs magots autour de la fabrication des vaccins et autres médicaments après les grandes pandémies et ou épidémies.

Que risque Malachie Manaouda ?

Le ministre camerounais des la santé publique vient de prendre au dépourvus les camerounais après sa décision d’autoriser un médicament contre le coronavirus sur le marché camerounais . Un marché qui touche directement celui de l’Afrique centrale et se place désormais comme concurrent aux vaccins occidentaux qui tendent à être imposés aux Africains .

Des lobbying se mettront en branle très bientôt pour casser la démarche du ministre de la santé camerounais . Les officines occidentales comme on le sait ne resteront pas de marbre face à la situation . Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Spoutnik: les fabricants de tous ces vaccins à l’arrivée du Coronavirus sont indubitablement ceux qui plombent , la prise en compte de la pharmacopée camerounaise et africaine dans lutte contre la pandémie.

Pierre Laverture Ombang, Journaliste éditorialiste. En charge de la coopération et du développement.

«La cupidité des pharmas est sans limites», selon le professeur Didier Pittet dans un entretien accordé à L’illustré. «Les contribuables financent la recherche et les entreprises pharmaceutiques font fortune», estime de son côté David Mitchell, le fondateur de l’organisation Patients For Affordable Drugs, dans le New York Times.

La Chine, l’Inde et l’Union européenne exportent quasiment la moitié des vaccins contre le Covid-19 qu’elles fabriquent, et le principal consommateur visé reste l’Afrique ,une Afrique qui peine à accepter la vaccination et qui se retourne vers sa médecine traditionnelle . Le cas du Cameroun , avec la dernière décision en date du ministre de la santé d’introduire sur le marché camerounais un produit type camerounais , révélera le vrai visage des officines dans les jours à venir.

Pierre Laverdure OMBANG

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