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Cameroun > Crise anglophone : 174 séparatistes en attente de jugement

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Selon le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (Redhac), ils sont détenus en ce moment à la Prison Centrale de Kondengui.

Parmi les sécessionnistes qui n’ont pas encore été jugés, on peut citer Ngalim Felix, George Nfor Tang, Germaine Dzenzo, Chi Emmanuel et Ewin Dubila. Toutes ces personnes se réclament de l’Ambazonie. Ambazonie ou Amba Land est le nom donné par les terroristes indépendantistes anglophones du Cameroun à l’ancien Cameroun du Sud, son nom reconnu internationalement.

Le nom Ambazonia a été préféré à celui de Southern British Cameroons afin de ne pas confondre cette zone avec la région territoriale du sud (Southern Cameroon). Les « terroristes ambazoniens » avaient à cœur de trouver un nom local afin de bannir « Cameroun » qu’ils considéraient comme le symbole du lourd fardeau de l’héritage colonial. Pour cela, ils ont fouillé dans les livres d’histoire et inventé le nom Ambazonia.
Ce nom dérive d’Ambas, appellation donnée à la région de l’embouchure du fleuve Wouri.

Le leader des Ambazoniens Sisiku Ayuk a déclaré symboliquement l’indépendance de la république d’Ambazonie le 1er octobre 2017. Cet acte a déclenché une répression par les forces de l’ordre qui s’est achevée par des morts, des blessés, des émeutes, des barricades, des manifestations, un couvre-feu etc.

En janvier 2018, le Nigéria comptait entre 7000 et 30000 réfugiés liés au conflit et à la répression à la suite de cette déclaration d’indépendance. Des membres du gouvernement intérimaire d’Ambazonia, dont le président Sisiku Julius Ayuk Tabe, ont été arrêtés le 05 janvier 2018 au Nigéria et déportés au Cameroun. Ils ont passé 10 mois au SED avant leur transfert à la Prison Centrale de Kondengui. Un procès a débuté en décembre 2018.
Antoine Bivana


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