Afrique LA UNE Société panorama 28 juillet 2020 (0) (170)

Cameroun > Crise anglophone: Des responsables de tueries dans le viseur de l’Onu

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Human right watch condamne, à nouveau, les tueries qui continuent d’être perpétuées dans les zones anglophones. Et saisie l’Onu pour des sanctions ciblées contre les responsables de tous les camps.

Dans un rapport rendu public hier, cette Ong internationale note que malgré l’annonce des pourparlers entre le gouvernement camerounais et des leaders sécessionnistes, de nombreux civils font toujours les frais de la crise sociopolitique, qui perdure. Human right watch appelle à ce que des sanctions ciblées soient appliquées contre les membres des forces armées et des groupes séparatistes, qui se sont rendus responsables des abus dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Sur la base des informations rapportées par les médias et des organisations non-gouvernementales, Human right watch relève que depuis six mois, au moins 285 civils ont été tués lors de 190 incidents environ dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. La violence a, dans la même veine, provoqué le déplacement, ces deux derniers mois, de dizaines de milliers de personnes, qui s’ajoutent aux centaines de milliers d’autres ayant fui leurs foyers depuis le début de la crise sociopolitique en octobre 2016.

Selon l’approche méthodologique de cette Ong internationale, 20 victimes et témoins des violations des droits humains par des séparatistes armés et membres des forces gouvernementales ont été joints au téléphone entre mi-mai et début juin 2020. 15 membres de familles de victimes habitant des régions anglophones, médecins et membres de la société civile ont aussi été interrogés au téléphone. Human right watch a également examiné des photographies et des enregistrements vidéos corroborant les témoignages de ces derniers. Les rédacteurs dudit rapport notent que les forces de sécurité et les séparatistes armés ont, à plusieurs reprises, chacun de leur côté, attaqué des hôpitaux et le personnel médical. Le 6 juillet 2020, des séparatistes ont, par exemple, tué un agent de santé communautaire travaillant pour Médecins sans frontières dans le Sud-Ouest, qu’ils accusaient de collaborer abec l’armée camerounaise. Le même jour, les forces de sécurité ont arrêté, arbitrairement, sept membres du personnel d’un centre de santé dans ma région du Sud-Ouest.

Au cours de ce mois, Human right watch a contacté des représentants de trois groupes séparatistes, le gouvernement intérimaire d’ambazonnie dirigé par Sisiku Julius Ayuk Tabe, sa faction dissidente dirigée par Samuel Ikome Sako et le conseil de gouvernance d’Ambazonie. Tous ont nié que leurs combattants avaient commis de tels abus. La position officielle du gouvernement camerounais reste attendue pour réagir à ce nouveau rapport de Human right watch.

Serge Aimé Bikoi


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