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Afrique - 7 août 2021

Cameroun > Crise anglophone: L’armée rejette les nouvelles accusations de Human Rights Watch

Dans un communiqué publié ce jeudi 05 août 2021, le porte-parole de l’armée fustige le nouveau rapport de l’ONG dans lequel des meurtres, viols et destruction de biens publics sont imputés à l’armée

 Habitué des rapports incendiaires contre l’armée camerounaise, Human Rights Watch a de nouveau rédigé un réquisitoire contre les forces de defense et de sécurité le 2 août 2021.  Dans cette nouvelle sortie, l’Organisation non Gouvernementale impute à l’armée républicaine,  les pires atrocités. Elle l’accuse notamment  de destructions, viols, meurtres et exécutions de civils, pillages et violations des droits humains dans le cadre du conflit qui l’oppose aux miliciens séparatistes dans les regions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

 «Les 8 et 9 juin 2021, des membres des forces de sécurité camerounaises ont tué deux civils, violé une femme âgée de 53 ans, et détruit et pillé au moins 33 bâtiments — des magasins et des logements, y compris la demeure d’un chef traditionnel — dans la région du Nord-Ouest […] Les forces de sécurité camerounaises ont certes l’obligation de riposter de manière légale aux attaques des groupes séparatistes armés et de protéger les droits des personnes pendant les périodes de violence.

 Mais une fois de plus, nous apprenons qu’elles ont répondu à la menace posée par les groupes séparatistes en commettant des attaques contre des civils et des violations des droits humains  […] Le 6 juin, des combattants séparatistes armés dans la région du Sud-Ouest ont tué un garçon âgé de 12 ans, et le 1er juillet, un enseignant âgé de 51 ans. Et le 25 juin, des combattants séparatistes de la région du Nord-Ouest ont enlevé quatre travailleurs humanitaires et les ont détenus pendant la nuit», 

peut-on lire dans ce document.

 L’armée n’est pas restée insensible face à ces nouvelles accusations.  Comme à l’accoutumée c’est son porte-parole, la capitaine de Frégate,  Cyrille Serge Atonfack qui s’est chargé de déconstruire les affirmations de Human Rights Watch. Comme on pouvait s’y attendre, ce dernier  a rejeté avec virulence les accusation de l’ONG,  dans un communiqué publié le jeudi 5 août 2021.

«Dans un nouveau rapport outrageusement provocateur mis en ligne le lundi 2 août 2021,Human Rights Watch relaie des allégations de destructions, viols, meurtres et exécutions de civils, pillages et violations des droits humains, et les impute aux forces de défense et de sécurité, dans les regions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Tout comme les précédentes publications  sur le Cameroun dont celle particulièrement inique  et agressive du 26 février 2021, le report du 02 août 2021 ne se résume ni plus ni moins  qu’à un énième fatras d’affirmations sans fondement»,

lit-on dans ce manifeste.

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